Polices locales excédées d'aider le fédéral: "L'échec de la police intégrée"

Vincent Houssin photographié en septembre 2014 à Bruxelles.
Vincent Houssin photographié en septembre 2014 à Bruxelles. - © KRISTOF VAN ACCOM - BELGA

Une zone de police locale qui ne veut plus décharger le fédéral signifie la fin de la police intégrée, déclare ce jeudi Vincent Houssin du syndicat libéral flamand VSOA (pendant flamand du SLFP). La police intégrée, en place depuis 1998, est un service réunissant polices fédérale et locale. La cause de l'agacement est à trouver dans les années d'économies, ajoute le syndicaliste et son collègue Carlo Medo, du NSPV (pendant flamand du SNPS).

Différentes zones de police en ont marre de céder des inspecteurs et des agents à la police fédérale pour notamment aider à la lutte contre le terrorisme et à effectuer des contrôles aux frontières. Selon elles, cela se fait au détriment du travail quotidien.

Pour les syndicats, il s'agit de la conséquence d'années d'économies dans le recrutement. "Actuellement, nous comptons un manque de plus de 3000 agents sur un total de 13 000, uniquement pour le fédéral", signale Vincent Houssin.

"Seule Joëlle Milquet avait engagé de nouveaux agents"

Le VSOA pointe du doigt les responsables politiques, de la majorité comme de l'opposition. "Depuis 2010, le recrutement de nouveaux policiers est une catastrophe. Le gouvernement actuel a décidé de n'engager que 800 nouveaux agents au lieu des 1400 prévus. Et c'était uniquement pour remplacer les départs. Seule l'ancienne ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet (cdH) avait engagé 1400 agents".

Carlo Medo observe une tentative "de rattrapage" du gouvernement. "Mais il faut au moins un an et demi pour former de nouveaux agents".

Tout cela met le système de la police intégrée en question. "Une vision à long terme est urgente pour les six années à venir afin que la police soit de nouveau forte", conclut Vincent Houssin.

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