Police, armée, sécurité : le Premier ministre annonce un plan pour éviter que les personnes radicalisées accèdent à des fonctions "armées"

Comment les services armés gèrent-ils la menace que représentent des membres du personnel radicalisés ? La question est posée depuis la fuite de Jürgen Conings, un militaire repéré pour son extrémisme de droite, mais qui a malgré tout eu accès à des armes.

Le Premier ministre Alexander De Croo a annoncé ce vendredi avoir demandé au président du Comité de concertation pour le Renseignement et la Sécurité (CCRS) d’élaborer un plan d’action sur ce sujet. "Ce plan d’action doit aussi porter sur la manière dont l’information circule et est suivie", a précisé le Premier ministre à l’issue d’un comité ministériel restreint ("kern"). Le plan d’action doit aussi porter sur "les procédures vis-à-vis des membres du personnel qui seraient radicalisés",

"Je veux être sûr que pour tous les services de sécurité où des gens ont accès aux armes, que des personnes qui sont radicalisées dans ces services, que ce soit la police, la justice, les services de renseignement, que ces gens n’aient pas accès aux armes", déclare Alexander De Croo. Il s’agit pour le Premier ministre d’en faire une règle"Je veux être sûr que la règle soit la même dans tous les services et soit appliquée", explique Alexander De Croo pour qui il faut "que lorsqu’il y a une nouvelle information, que cette information soit utilisée et que les gens qui sont un danger n’aient plus accès à des armes".

L’extrémisme de Jürgen Conings avait été repéré par sa hiérarchie à la Défense. Une plainte avait été déposée, mais cela n’avait pas empêché que le militaire soit affecté à des fonctions ayant accès à des armes. A ce sujet, le Premier ministre rappelle qu’une enquête est ouverte au sein de la Défense. Malgré tout, cela pose question. "On voit ici que l’information circule, qu’elle a été communiquée à la Défense. Je veux être sûr que quand il y a des informations comme celles-là que les autres services de sécurité où les gens ont accès à des armes ont des procédures à utiliser pour écarter les gens du service s’il s’avère qu’ils sont un danger", ajoute Alexander De Croo.

Car pour le Premier ministre, les choses doivent être claires. "Quelqu’un avec un profil de risque comme celui-ci, avec les activités que cette personne avait, que des gens comme ceux-là n’ont pas de place dans les services de sécurité qui ont des accès aux armes".

C’est pour cette raison que le Premier ministre demande une analyse de sécurité pour tous les services, "pour être sûr qu’on ait les bonnes procédures, les bons contrôles et qu’on les utilise", conclut le Premier ministre.

Ce plan d’avion devrait être discuté le mois prochain au sein du Comité stratégique du renseignement et de la sécurité, avant d’être soumis au Conseil national de sécurité, a-t-on ajouté de même source.

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