Plusieurs centaines de lycéens dans les rues

La manifestation de Bruxelles est partie de la place de la Monnaie pour se terminer place Surlet de Chokier devant le cabinet de la ministre de l'Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet.

A Liège aussi, près de 200 écoliers issus de trois écoles liégeoises (Athénée Liège 1, Lycée Léonie de Waha, Athénée de Fragnée) ont manifesté dans les rues.

Pour le Comité des élèves francophones (CEF), organisateur de la manifestation, ce TESS rate complètement ses objectifs de mise à égalité à la sortie du secondaire. "Vouloir organiser un examen commun à tous les rhétoriciens de la Communauté française sans avoir au préalable assuré une qualité de formation homogène partout, c'est mettre la charrue avant les bufs", estime Adrian Thomas, porte-parole à Liège du CEF.

"Les porteurs du projet mettent souvent en parallèle le TESS avec le CEB organisé en fin de primaires", reprend Adrian Thomas. "Mais, alors que l'enseignement primaire est bien mieux doté en moyens que le secondaire, il y a déjà 13% d'échec au CEB ! Combien y en aura-t-il au TESS ?"

Pour le CEF, il faut "des moyens, pas le TESS". Cette organisation toujours informelle a par ailleurs remis un dossier de reconnaissance comme syndicat écolier auprès de la ministre Simonet. "Nous voulons être considérés comme un véritable interlocuteur par les directions d'école, reprend le porte-parole. Les élèves qui ont manifesté ce matin, par exemple, ont dû brosser."

Poursuivre la lutte

Une délégation de deux élèves a été reçue par le directeur de cabinet adjoint de Marie-Dominique Simonet. La délégation est sortie déçue de la rencontre. Elle pensait rencontrer la ministre en personne, la manifestation étant prévue de longue date. Mais selon le porte-parole de Marie-Dominique Simonet, "il n'avait jamais été prévu que les élèves rencontrent la ministre. Celle-ci était engagée ce mercredi dans des réunions au sujet du décret inscriptions."

Le CEF estime "n'avoir reçu aucune réponse de la part d'un gouvernement qui ne prend pas ses responsabilités". A l'issue de la manifestation, une Assemblée générale était organisée afin de "déterminer les moyens d'action à envisager pour poursuivre la lutte".

Marie-Dominique Simonet: "Le TESS ne sera pas un bac à la française"

Le Test d'enseignement secondaire supérieur (TESS), qui fera l'objet d'une phase d'essai pendant trois ans, sera un examen parmi d'autres et non un bac à la française, a indiqué le porte-parole de la ministre de l'Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet. "Un échec au TESS ne signifiera pas un échec de l'année scolaire."

Le TESS ne sera pas valable pour l'ensemble des cours. Seules certaines matières communes à toutes les filières d'enseignement, l'histoire par exemple, seront évaluées, a expliqué le porte-parole.

Ce test est davantage un outil diagnostique qu'une évaluation certificative. "L'idée étant de valider un socle de compétences, on ne va pas mettre un seuil de réussite très élevé", a-t-il ajouté.

De plus, au cabinet de Marie-Dominique Simonet, on estime infondées les craintes du Comité des élèves francophones (CEF) liées au fait que le TESS entraînerait une sorte de classement des établissements scolaires en fonction du niveau des élèves.

"Les résultats seront confidentiels, comme c'est actuellement le cas avec le CEB (Certificat d'études de base)", a encore précisé le porte-parole de la ministre de l'Enseignement obligatoire.

 

RTBF avec Belga

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