Plus de paiement rétroactif des allocations familiales aux réfugiés en Flandre

La suppression de la rétroactivité a été actée vendredi sur proposition du ministre du Bien-être, Wouter Beke.
La suppression de la rétroactivité a été actée vendredi sur proposition du ministre du Bien-être, Wouter Beke. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le gouvernement flamand a décidé vendredi de supprimer le paiement rétroactif d'allocations familiales aux réfugiés. La mesure inscrite dans l'accord de majorité N-VA/CD&V/Open Vld avait fait couler beaucoup d'encre à la suite de propos tenus par le ministre-président, Jan Jambon, à la fin de l'année passée.

Les personnes qui sont reconnues en tant que réfugiés, dès lors qu'elles sont dans les conditions pour recevoir des allocations familiales, ont actuellement droit à un paiement rétroactif au jour où la demande d'asile a été introduite. Dans la presse, M. Jambon avait affirmé que, vu la longueur de certaines procédures, des familles pouvaient se payer une maison grâce à ce montant. La déclaration avait été jugée excessive et caricaturale, et, au sein de la majorité flamande, avait suscité la réaction courroucée de la présidente de l'Open Vld, Gwendolyn Rutten. La libérale avait dénoncé une "légende urbaine d'extrême-droite".

La suppression de la rétroactivité a été actée vendredi sur proposition du ministre du Bien-être, Wouter Beke.

"La mesure que nous supprimons aujourd'hui manquait sa cible. Toute personne qui demande l'asile a déjà droit à être logée et nourrie. Le paiement rétroactif des allocations familiales était redondant", a expliqué Jan Jambon dans un communiqué.

"Il est important que les moyens du 'paquet de croissance' ('Groeipakket', nouvelle dénomination des allocations familiales en Flandre) soient investis de la manière la plus correcte possible. Que la catégorie des réfugiés reconnus bénéficie deux fois d'un soutien partait d'un bon sentiment mais n'était pas défendable. Comme promis lors de la formation du gouvernement, nous nous sommes attaqués à cette anomalie", a dit Wouter Beke.

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