Plan Marshall 4.0: "Une stratégie de modernisation économique"

Plan Marshall 4.0: "une stratégie de modernisation économique"
Plan Marshall 4.0: "une stratégie de modernisation économique" - © Tous droits réservés

Paul Magnette, Ministre-Président wallon, était L’Acteur en direct de Matin Première ce vendredi. Après un rapide commentaire sur l’incident qui a fait la Une de l’actualité politique ce jeudi à la Chambre, où l’opposition socialiste en tête, a quitté l’hémicycle, car qu’elle n’obtenait pas de réponse du Premier ministre quant aux fréquentations de Jan Jambon (ministre N-VA de l’Intérieur), Paul Magnette est venu exposer les grands points du nouveau plan Marshall 4.0.

"C’est un grand renversement et un grand n’importe quoi", s’offusque Paul Magnette quant à la réaction du Premier ministre Charles Michel hier face à l’attitude du PS à la Chambre.

"Ce que je trouve profondément triste, c’est que les faits en eux-mêmes sont graves. Un ministre de l’Intérieur dont on apprend qu’il a non seulement fricoté avec un cercle d’extrême droite, mais qui y a exercé des responsabilités, qui dans un premier temps avait démentit et qui a présent reconnaît les faits... et un Premier ministre qui ne sait pas y mettre de l'ordre."

Le Ministre-Président parle d’une atteinte aux fondements de notre civilité démocratique et parle de Charles Michel comme étant pieds et points liés à la N-VA: "Il est d’une indulgence incroyable (...) On n’imagine pas que des choses comme ça se passent dans d’autres démocraties."

La cote de confiance du gouvernement wallon au plus bas

Selon le dernier sondage RTBF/La Libre, la cote de popularité du gouvernement wallon atteint un score historiquement bas. 

"Il y a une certaine opposition à l’instar du gouvernement wallon, je ne le nie pas, mais il y a surtout plus de la moitié des citoyens qui n’ont pas d’opinion. C’est la preuve qu’on doit clairement continuer à expliquer notre action", s’explique Paul Magnette.

Le plan Marshall 4.0: la touche Magnette au plan Marshall

"C’est la stratégie que le gouvernement wallon se donne pour les années à venir." Lancée il y a une dizaine d’années, le plan Marshall est, selon le Ministre-Président, devenu "une politique du passé, une chose oubliée". Puis, "on s’est aperçu qu’à force de ne pas investir dans l’industrie, de ne pas moderniser notre industrie, on tombait très bas."

Le Premier wallon rappelle d’ailleurs qu’à l’instar de l’Allemagne et des États-Unis "la Wallonie a fait partie, il y a 10 ans, des régions qui les premières ont réagi à ce problème de désindustrialisation et se sont dits qu’il fallait absolument investir dans la recherche, l’innovation et dans la formation. Les régions qui se redresseront et créeront de l’emploi, sont celles qui seront les premières à saisir ces nouvelles ruptures technologiques."

Le premier plan Marshall victime de son succès

"À un moment donné, comme le plan Marshall avait beaucoup de succès, tout le monde a voulu un peu être dans le plan Marshall, donc c’est devenu une espèce de grand fourre-tout. Il fallait remettre de l’ordre et revenir à l’essentiel. Et l'essentiel, c’est l'innovation. Les entreprises qui s'en sortent sont celles qui créent de l’emploi, de la valeur, qui exportent et tirent la Wallonie vers le haut, celles qui ont beaucoup investi dans la recherche dans le développement et dans l’innovation."

Paul Magnette insiste d’ailleurs sur le fait qu’ils se sont basés sur le plan Marshall de Rudy Demotte "2022" pour créer le "4.0", mais qu’ils ont voulu se recentrer sur l’essentiel et se sont demandés : "Dans dix, vingt ans... quels seront les secteurs sur lesquels la Wallonie pourra miser pour redevenir une région avancée en matière technologique ?"

Investir dans les ruptures technologiques de notre temps

"Donnons-nous pour ambition de devenir une des régions numériques les plus avancées d’Europe (...) de faire en sorte que le numérique soit diffusé dans tous les secteurs (...) comme le secteur de la santé où les technologies ont un rôle important. Faisons de ces secteurs émergeant les leviers d’un renouveau en profondeur dans notre économie."

Aline Glaudot

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