Plan de relance wallon: OK, mais peut mieux faire, disent les patrons

Réindustrialiser la Wallonie en misant sur la formation, les technologies d'avenir et tout ce qui peu avoir un effet économique à long terme
Réindustrialiser la Wallonie en misant sur la formation, les technologies d'avenir et tout ce qui peu avoir un effet économique à long terme - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

La semaine dernière, le gouvernement a bouclé son plan de relance en accord avec les dispositions européennes. Il prévoit d’injecter 5,9 milliards d’euros en Belgique dont 1,48 milliard en Wallonie. L'argent doit aller à des investissements qui permettent à l’économie de rebondir après la crise Covid, de se moderniser.

L’Union Wallonne des Entreprises a sa lecture des décisions. Pourrait mieux faire, dit son Administrateur délégué, Olivier de Wasseige.

Argent gaspillé ?

Dans le plan de relance wallon, il y a de bonnes choses, admet l’Administrateur délégué de l’UWE, mais il n’y a pas encore assez d’investissements qui visent le long terme. Une partie des sommes est affectée à des dépenses courantes qui ne donneront au mieux qu’une bouffée d’air.
Olivier de Wasseige prend l’exemple de la rénovation du bâti. L’argent qui y est investi aurait davantage d’impact selon lui si, parallèlement, on formait les bras qui manquent au secteur et qu’on créait une filière régionale d’approvisionnement de matériaux.

Rattraper la sauce

Rien n’est encore perdu, selon l’UWE. Il est toujours possible que le redéploiement wallon déjà imaginé autour de "Get Up Wallonia" s’empare des ressources disponibles, les combine avec d’autres sources de financement européennes – par exemple les fonds Feder – et mobilise le tout pour réindustrialiser la région, soutenir l’initiative privée, la recherche, la formation en alternance… en se focalisant sur les projets qui remettent la Wallonie sur les rails pour de bon.

Survivre d’abord

On ne peut songer à la relance sans veiller également à la survie de ce qui existe, insiste Olivier de Wasseige. On s’attend à la disparition de près de dizaines de milliers d’emplois en Wallonie, les chiffres d’affaires des entreprises sont en berne, leurs fonds de roulements sont épuisés ou bien entamés. Il faut aussi réduire cet impact-là, dit-il. Sans quoi la Wallonie ne sera pas en ordre de marche pour 2024 quand les transferts de Flandre commenceront à s’éteindre. Le moment, c’est vraiment maintenant, insiste le patron des patrons wallons.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK