Placer les jeunes radicalisés en internat? Une idée du bourgmestre de Vilvorde

Le bourgmestre de Vilvorde Hans Bonte (sp.a) plaide pour des internats plus abordables pour mieux encadrer les jeunes désorientés. Selon lui, ce serait un moyen de lutte contre la radicalisation.

Hans Bonte dit constater que tous les jeunes radicalisés ont un point commun : "Dans tous les dossiers que je connais, j'ai vu que ces jeunes manquaient de discipline, de motivation, de valeurs... Mais, surtout, ils vivaient dans des circonstances qui n'étaient pas assez bien".

Discipline, vivre ensemble, sport ou encore alimentation saine : autant d'éléments mis sur la table par le bourgmestre de Vilvoorde.

"En internat, ces jeunes ne seraient plus dans leur environnement habituel et apprendraient la discipline et la vie en communauté. Mais aussi à étudier, à pratiquer un sport et à manger sainement", indiquait-il par ailleurs aux quotidiens Het Nieuwsblad et De Standaard.

Ces internats doivent aussi rester abordables, surtout dans l'enseignement secondaire, car les familles de ces jeunes seraient, dit-il, très pauvres. Reste que le personne ne peut obliger une famille à mettre son enfant en internat.

"Les associations sociales dans l'enseignement ont les compétences pour consulter les gens et essayer de les convaincre que c'est ce qu'il y a de mieux pour le jeune homme ou la jeune fille", répond Hans Bonte.

D'après lui, il n'y a non plus pas besoin de personnel qualifié ou spécifique pour encadrer ces jeunes.

Cette idée est une initiative personnelle du bourgmestre de Vilvorde, qui a été confronté à 28 départs de jeunes radicalisés vers la Syrie ces dernières années.

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