Piquets de grève de la police à Charleroi, Liège et Bruxelles

A Liège, les agents sont rassemblés depuis 6h ce matin.
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A Liège, les agents sont rassemblés depuis 6h ce matin. - © RTBF - Françoise Dubois

Les policiers en grève depuis jeudi matin. Des piquets sont installés devant les commissariats de Charleroi et de Liège et devant les bureaux de la police fédérale à Bruxelles.

Les syndicats policiers débrayent en front commun, ils dénoncent leurs conditions de travail et un manque criant d'effectifs.

"Il faut savoir qu'il manque à peu près 3700 policiers en Belgique. Que ça coûte très cher aux zones de police qui doivent pâlir la faillite virtuelle de la police fédérale. Toutes les zones doivent envoyer du personnel à Bruxelles pour pallier à ces manques. Donc les policiers locaux ne savent plus faire leur travail. Donc c'est les citoyens qui en pâtissent", explique Thierry Belin, le secrétaire national du Syndicat National Police. 

Pas de revalorisation salariale

A Liège, les agents sont rassemblés depuis 6h ce matin. 

Pour Eddy Quaino, permanent CGSP police, cette action est inhabituelle, mais elle est le reflet du ras le bol des policiers.

"C'est la première fois que je connais un préavis comme ça de 48h, avec les premières 24h qui sont consacrées aux revendications policières. Et les deuxièmes 24h, qui sont plus interprofessionnelles, avec la mise en avant du dossier pension et le pouvoir d'achat."

Il ajoute que 'le manque de personnel est une chose, mais on parle aussi de revalorisation salariale". "Ça fait 19 ans que les policiers n'en ont pas eu. Il y a un certain nombre de mesures qui sont défavorables au personnel, comme la révision du cumul des jours de congés de maladie, la réforme du statut disciplinaire. Ce sont des choses que l'on ne veut pas voir arriver sur la table des négociations avec le gouvernement. Donc on va tout faire pour combattre ces mesures." 

Le mouvement est bien suivi. A Liège, par exemple, les commissariats  de St Léonard, Outremeuse, Ste Walburge et Jupille Wandre sont fermés. Les effectifs sont réduits un peu partout (4 équipes sur 8 début de matinée à Liège) mais la sécurité des personnes ou encore des sites Liège, Cité de Noel est assurée. Des policiers qui refusent par contre de remplacer les agents pénitentiaires en grève dès ce jeudi soir et demain. Des policiers qui n'entendent pas non plus renforcer les besoins en sécurité pour le sommet européen vendredi à Bruxelles.

En Flandre aussi, les policiers mènent des actions, qui devraient se maintenir vendredi encore. Et ce ne sera pas la seule, il y aura une vague de grève dans tout le pays. 


>>> De nombreux secteurs devraient être touchés par la grève de vendredi


Une cinquantaine à Charleroi

A Charleroi, devant la tour de l'hôtel de police, ils étaient une cinquantaine de policiers à manifester au plus fort du mouvement ce jeudi matin. La plupart de ces manifestants étaient des délégués syndicaux qui n'étaient pas tous Carolos car quelques-uns venaient ainsi notamment de Mons. Les revendications, ici aussi, concernaient le manque d'effectifs qui fait peser une charge psycho-sociale plus importante sur les policiers, la pénibilité du travail ainsi que l'âge de la retraite.

A Wavre aussi malgré l'interdiction

Dans le Brabant Wallon, à Wavre, les policiers ont été près de 150 à se regrouper devant l'hôtel de ville. Le rassemblement avait été toutefois interdit par un arrêté de police pris par la bourgmestre faisant fonction Françoise Pigeolet. Les manifestants n'ont pas pu rencontrer cette dernière mais ils lui ont transmis un cahier de revendications.

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