Pieter De Crem à propos du climat: le CD&V défend "l'écoréalisme"

 Pieter De Cremne veut pas d'un écoprolétariat".
Pieter De Cremne veut pas d'un écoprolétariat". - © Tous droits réservés

Sale semaine pour le CD&V. Après la très lacrymale démission de la ministre de l'Environnement Joke Schauvliege, le parti démocrate chrétien flamand doit panser ses plaies et tirer les leçons de ses égarements sur le thème du climat. Le débat dominical de l'émission De Zevende Dag, sur la VRT, a été consacré en partie à ce sujet.

L'invité du jour : le ministre fédéral de l'Intérieur Pieter De Crem. Comment réagit-il à cette démission ? Pour lui, il s'agit d'une décision personnelle, qui montre deux choses : la politique est un monde dur, et les personnalités politiques restent des hommes et des femmes. "La pression était devenue trop forte", explique-t-il. "Il y a eu beaucoup de concertation en interne (...). Elle n'a pas démissionné pour elle, mais pour le parti, pour la sérénité". 

Sérénité?  

Comment parler de sérénité, alors que pas plus tard que ce week-end, à la Une du quotidien De Morgen, Wouter Beke, le président du CD&V, déclarait que l'extrême gauche avait pris en otage la thématique du climat. Pieter De Crem estime que l'opinion publique est divisée. "On veut diviser entre les bons et les mauvais, ceux qui se préoccupent du climat et les autres. Nous voulons les relier". 

Et pour ce faire, le CD&V prend la posture de "l'écoréalisme". Une approche qui pourrait emmener tout le monde et ne pas créer ce que Pieter De Crem appelle "un écoprolétariat". Dans cette discussion, il faudrait pouvoir parler de tout, y compris de l'avenir du nucléaire. Même si le ministre de l'Intérieur n'a pas remis clairement en question la date de fermeture des centrales, à savoir 2025. 

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