Pierre-Yves Jeholet enterre la réforme des APE: "Je suis réaliste, je pense qu'elle est reportée"

Le gouvernement wallon est toujours sans majorité au parlement depuis le départ de la députée MR Patricia Potigny sur les listes d'Alain Destexhe. Hier MR et cdH ont fait reporter le vote sur les aides à l'emploi (APE) pour éviter l'affront. Ce matin, le ministre wallon de l'Economie Pierre-Yves Jeholet confiait au micro de La Première: "Il y a probablement encore un mince espoir mais je suis réaliste, je pense qu'elle est reportée, peut-être à la prochaine législature".


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"Cette réforme APE touche près de 65.000 travailleurs, 4000 employeurs et contrairement à la désinformation que j'ai pu vivre, c'est une réforme qui se veut plus transparente, plus équitable, utilisant mieux l'argent public pour répondre aux besoins publics, comme la culture, l'aide au personne, etc. C'est toute une série de secteurs vitaux", déplore-t-il. "Quand je vois que M.Destexhe veut supprimer tous ces emplois, je suis à l'opposé. Quand il dit que ce n'est pas une réforme libérale. Une réforme libérale c'est aussi soutenir le secteur non-marchand, toute une série de secteurs qui répondent à des besoins indispensables."

Il ne faut pas ajouter du chaos au chaos

Ce mercredi, malgré l'absence de majorité il y a eu report de vote. Pourquoi? "On ne voulait pas donner une image pire encore du parlement. L'opposition aurait profité de la situation. On a pris nos responsabilités et décidé de reporter à 15 jours. Je pense qu'il ne faut pas ajouter du chaos au chaos."

Quant au départ de Patricia Potigny, Pierre-Yves Jeholet n'hésite pas à la charger lourdement: "Une personne a pris en otage le parlement (...) Je ne voudrais pas être Mme Potigny et me regarder dans la glace ce matin".

Le ministre wallon de l'Economie espère quand même que, malgré l'absence de majorité, MR-cdH pourront faire adopter toute une série de réformes qui arrivent "en bout de course" au Parlement, comme celle sur les formations et métiers en pénurie. "C'est un coup dur mais on se relève," assure-t-il.

 

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