Pierre-Yves Dermagne: "Les cinq années qui viennent seront cruciales pour la Wallonie"

Pierre-Yves Dermagne, tête de liste PS à Dinant-Philippeville, était l’invité de Matin Première ce lundi. L’homme, qui est présenté comme la relève du Parti socialiste, se dit « persuadé » de pouvoir créer une vision sur 10-20 ans, même en temps d’élections.

« On l’a déjà démontré par le passé que c’était possible, notamment avec le Plan Marshall qui a survécu à plusieurs législatures, qui a été adapté, qui a été évalué en fonction des circonstances et des alliances politiques. Les grandes lignes ont été maintenues, ont été poursuivies avec des éléments positifs. On l’a vu avec le succès des pôles de compétitivités, avec des entreprises qui au sein de ces pôles ont crû de manière plus importante que d’autres ; et qui ont permis de créer un tissu et d’emmener tout un tissu de petites et moyennes entreprises », constate le candidat socialiste. Et de regretter que la nouvelle majorité MR-cdH l’ait supprimé.

« Les cinq années qui viennent seront cruciales pour la Wallonie »

Pierre-Yves Dermagne se définit comme « un jeune homme engagé en politique » qui se « tourne vers l’avenir, pas sur le passé », sauf pour retenir les erreurs à ne pas reproduire.

« Ma volonté, moi, c’est de construire, c’est de faire en sorte, notamment au niveau wallon, que l’on puisse dégager un consensus sur des points importants. Sur des priorités, sans renier sur nos divergences politiques, sans renier sur nos valeurs, sur mes valeurs. Mais je pense que sur toute une série de thèmes, on doit pouvoir dégager un large consensus, pas le plus petit commun dénominateur, le plus grand commun dénominateur. C’est important. Les cinq années qui viennent seront cruciales pour la Wallonie, pour son redressement, donc c’est le moment, c’est l’instant ! »

Réussir à fédérer pour que « la Wallonie redevienne contributrice du budget »

Le socialiste affirme avoir l’objectif que « la Wallonie redevienne contributrice du budget » : « Mon rêve est de faire en sorte que dans 5, dans 10 ou dans 15 ans, la Wallonie redevienne contributrice nette au budget fédéral. Et donc, que les transferts repartent du Sud vers le Nord et plus du Nord vers le Sud. Pour moi, c’est vraiment un objectif politique à moyen et à long terme ».

Et quand on lui fait remarquer que cela fait 25 ans que l’on dit que la Wallonie doit se redresser, il rétorque : « Ça fait une série d’années que l’on avait mis des dispositifs en place. Je reviens avec le plan Marshall qui a fait en sorte que sur trois législatures on puisse redresser l’économie wallonne, faire en sorte que la Wallonie ne soit plus à la traîne, qu’elle rejoigne le peloton. Effectivement, on a encore du chemin à faire, il est important. Et c’est pour moi nécessaire de fédérer l’ensemble des forces vives. On a une région avec des intelligences, des dynamismes vraiment exceptionnels, on doit pouvoir les mettre ensemble autour d’un projet commun. C’est vraiment un regret de ma part que le gouvernement MR-cdH de Willy Borsus ne soit pas parvenu à faire ça ; et qu’au contraire, il ait gouverné contre toute une série de corps intermédiaires, contre les syndicats, contre aussi, à certains moments, les représentants des employeurs, contre le monde associatif, contre le monde des ONG. Pour moi, la vraie clé est de faire en sorte que l’on mobilise ensemble les forces vives wallonnes ».
 

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