Photovoltaïque wallon: quelle solution pour les certificats verts?

Le gouvernement wallon n'a pas encore apporté de solution à la bulle du photovoltaïque: personne ne sait comment sera résorbée la dette contractée par un système d'aide trop généreux. Interrogé sur La Première, Régis François (président de l’ASBL "Touche pas à mes certificats verts") regrette que, ces dernières années, "on a fait du sur-place avec des ministres qui n'ont pas géré ce dossier comme il aurait dû l'être. On a taillé dans les particuliers sans toucher aux grandes installations industrielles."

De son côté, Jehan Decrop, conseiller chez EDORA, la fédération active dans les énergies renouvelables, souligne des "signaux encourageants. L'Europe s'est fixée un cadre ambitieux à l'horizon 2030: elle a remonté ses objectifs d'énergie renouvelable à 32% au lieu de 27%. C'est un enjeu majeur que tous les Etats vont devoir mettre en place. C'est là que nous attendons le gouvernement".

"Jeter le bébé avec l'eau du bain"

Même s'il faut bien sûr résoudre le problème de la dette, "le régime des certificats verts a permis d'atteindre 20% de renouvelable dans la production d'électricité. Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Il faut surtout prévoir des moyens pour les nouveaux projets de la transition énergétique" selon Jehan Decrop.

Régis François rappelle qu'une "procédure judiciaire est en cours. Je mets en garde le gouvernement. 4000 membres de notre ASBL ont une assurance juridique. A partir du moment où ils vont arriver à 10 ans (sans paiement de la prime), ils vont activer leur assurance juridique et ont risque de se retrouver avec quelque chose qui sera très difficile à gérer par les tribunaux".

L'idée de faire payer la dette par tous les Wallons (même ceux qui n'ont pas de panneaux photovoltaïques) a été la solution proposée par une task force: une taxe de 45 euros par an et par ménage. Cette solution était un compromis proposé par le président de cette task force, insistent Régis François et Jehan Decrop. Mais le ministre Jean-Luc Crucke a déjà dit qu'il n'était pas favorable à cette solution.

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