Photo, empreintes digitales… voici tout ce qui va changer sur les cartes d'identité

Photo, empreintes digitales… voici tout ce qui va changer sur les cartes d'identité
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Photo, empreintes digitales… voici tout ce qui va changer sur les cartes d'identité - © Tous droits réservés

De la taille d’une carte de banque, dans les tons verts, elle est dans votre portefeuille ou l’étui de votre téléphone : votre carte d’identité. À partir de ce mardi, elle va progressivement changer de style, d'abord dans quelques communes pilotes puis dans tout le pays. Et ce document sera encore plus sûr qu’avant avec un nouvel élément majeur : notre carte d’identité contiendra désormais nos empreintes digitales.

Ce qu’on regarde en premier quand on s’échange nos cartes d’identité, c’est la photo. Sur le modèle créé en 2002, elle se trouve à droite. Désormais, elle glisse à gauche. Ce qui change aussi, ce sont les couleurs de la carte et l’apparition du drapeau européen.

Mais le changement majeur, c’est l’enregistrement dans la puce électronique de la carte d’identité des empreintes digitales, celles de vos deux index. Ce sont les administrations communales qui relèveront vos empreintes. Ces données sont stockées pendant trois mois au maximum dans une base de données centrale gérée par le service qui tient également le registre national et toutes les données électorales. 

Une exception est faite pour les enfants de moins de 12 ans. Cette mesure sert, en fait, à lutter contre la fraude à l’identité.

Dès aujourd’hui, la phase test commence dans une commune pilote, à Lokeren. Suivront dans cette phase de rodage, 24 autres communes dont Charleroi, Bruxelles et Ostende. L’objectif est que, d’ici juin, toutes les autres communes du pays suivent le mouvement.


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Privilégier d’autres moyens moins attentatoires à la vie privée.

Pour Manuel Lambert, conseiller juridique à la Ligue des droits de l’homme, cette décision d'ajouter des empreintes digitales sur les document d'identité est "disproportionnée et non nécessaire". Il précise au micro de La Première ce mardi matin : "Nous avons donc demandé l’annulation de cette loi à la Cour constitutionnelle. Ce recours est toujours pendant."

Et d'ajouter : "L’objectif de lutter contre la fraude à l’identité est un objectif légitime. Par contre, les moyens utilisés sont disproportionnés. Selon les chiffres du ministre de l’Intérieur qui l’avait présenté à l’époque dans les débats de la Chambre, on parle de plus ou moins 150 cas de fraude sur deux millions de documents délivrés, donc le niveau de fraude est excessivement bas. Et surtout, il existe d’autres moyens qui sont moins attentatoires à la vie privée."

L'invité dans l'actu sur La Première de ce mardi 14 janvier 2020 était consacré aux nouvelles cartes d'identité

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