Philippe Goffin succède à Didier Reynders aux Affaires étrangères et à la Défense

C’est donc Philippe Goffin qui succédera à Didier Reynders, au Ministère des Affaires étrangères et à celui de la Défense. Les deux compétences resteront jointes le temps que durera encore le gouvernement en affaires courantes du gouvernement de Sophie Wilmès. C’est vers 15 heures cet après-midi que l’homme a prêté serment devant le Roi. Sa nomination au poste de ministre des Affaires étrangères et de la Défense, c’est pratiquement au saut du lit qu’il l’a apprise. "Mon nouveau président, Georges-Louis Bouchez m’a contacté ce matin, précisément à 8h15, pour me proposer de remplacer Didier Reynders, ici aux Affaires étrangères et à la Défense. Alors, évidemment, la surprise a été totale. On a discuté tous les deux afin de bien définir le périmètre de l’activité qui m’était proposée. Et puis, j’ai dit oui," confie-t-il.

Se plonger dans sa nouvelle fonction sans attendre

Agé de 52 ans, Philippe Goffin est l’actuel bourgmestre de Crisnée, en province de Liège, depuis 2000. Quel sera l’impact de sa nomination ministérielle sur sa ville ? "Jusqu’à ce matin, je n’ai eu aucun contact quant à un remplacement de Didier Reynders. Maintenant, on ne peut pas être ministre et bourgmestre en même temps. J’ai d’excellentes équipes locales, bien entendu, et je vais devenir bourgmestre en titre et empêché. Ce qui ne m’empêchera pas de garder un œil très attentif sur l’évolution de ma commune. C’est une évidence", assure le Crisnéen.

La prestation de serment effectuée, le nouveau ministre des Affaires étrangères et de la Défense se mettra au travail dès à présent, son prédécesseur lui ayant déjà laissé un dossier à potasser. "Je vais beaucoup lire ce week-end, avec les dossiers qui sont en cours et les dossiers à venir. Didier a fait les choses, comme d’habitude, c’est-à-dire très bien, pour que je sois prêt, et le plus opérationnel possible, et le plus rapidement possible." Et, il espère que la période à venir sera courte par rapport au gouvernement en affaires courantes. " On sait les enjeux qui attendent la Belgique. On l’a dit, il y a urgence. Le plus tôt sera le mieux pour obtenir un nouveau gouvernement en fonction, en place, et de plein exercice. Ici, on a une situation en affaires courantes. Quand j’ai proposé cette responsabilité, je l’ai accepté. Mais, en même temps, je pense qu’il est vraiment urgent d’avancer pour que notre gouvernement retrouve un gouvernement de plein exercice."

Défenseur d'un parti unifié

Dans le clan de Denis Ducarme, lequel entend bien défendre ses 40% obtenus face à Georges Louis-Bouchez au deuxième tour de la présidentielle du MR, la désignation de Philippe Goffin, sans consultation de Denis Ducarme, passe mal. Celui-ci parle d’un mauvais signal. Voici comment réagi le nouveau ministre des Affaires étrangères et de la Défense à cette guerre des tranchées : " Je crois que le message a été très clair. La preuve, est que maintenant, je suis nommé ministre. J’étais candidat, entre guillemets, contre Georges-Louis Bouchez. Mais ce n’était pas ça. Ma candidature, la mienne comme les 4 autres, était là en faveur d’un débat interne au sein du MR avec des positionnements différents, peut-être sur certains points. M’enfin, nous sommes de la même maison, et je ne doute pas, car Georges-Louis a déjà démontré par le passé, la volonté d’avoir un parti en marche, un parti unifié, prêt à relever les défis de demain qui sont importants. Et justement, cette séquence présidentielle a permis de faire jaillir des idées positives pour le parti, que ce soient celles de Denis, de Christine, de Clémentine, et de Georges-Louis, évidemment. Et donc, tous ces éléments-là font que je suis très optimiste pour le devenir du parti".

Avant de succéder à Didier Reynders, il a été député fédéral, et ce depuis 2010. Juriste de formation, le Crisnéen a également été président de la Commission justice sous le gouvernement Michel Ier.

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