Philippe Delaunois: "Nethys n'a jamais été privée, elle est aux mains du public"

Nethys et les 3000 emplois que cette société sont-ils en danger? "Ça dépend ce qu'on décidera, a expliqué Philippe Delaunois, ancien patron de Cockerill Sambre et l'un des trois administrateurs privés de Nethys, invité de Thomas Gadissieux sur Matin Première. S'il y a un démantèlement et qu'on vend les filiales à l'encan, alors il y a un risque que ceux qui les rachètent suppriment des emplois".

Jusqu'il y a 3 mois, tout allait très bien

Celui-ci a évoqué une certaine hypocrisie dans les remises en question actuelles du politique, alors que toutes les formations traditionnelles étaient représentées (ndlr: Ecolo a régi en direct en soulignant qu'eux n'étaient pas au Conseil d'Administration): "Jusqu'il y a 3 mois, tout allait très bien" rappelle-t-il.

Nethys a sans doute péché par manque de communication

Philippe Delaunois l'a répété: "Il n'y a rien à cacher" chez Nethys. Il estime qu'il y avait de la transparence au conseil d'administration mais concède: "Nethys a sans doute péché par manque de communication, alors que finalement, il n'y avait que des belles choses à présenter que ce soit pour l'éolien maritime, la téléphonie ou la télévision".

Il balaie d'ailleurs d'un revers de la main les critiques qui disent qu'on a mis en place une filiale privée pour échapper aux règles: "Nethys n’a jamais été privée, elle est propriété à 100% de la province de Liège : elles est aux mains du public".

Des résultats positifs

Il évoque un groupe "diversifié", "pas tentaculaire" mais "complexe", aux résultats positifs, au bilan équilibré. Et pour lequel Stéphane Moreau mériterait donc une rémunération confortable, remise en cause par le politique? "Il est impossible d'avoir ce débat sereinement actuellement, mais lorsqu'on veut limiter drastiquement les rémunérations des dirigeants, je ne suis pas nécessairement d'accord: on l'a vu avec la SNCB, on aurait sans doute mieux fait de rétribuer correctement ses dirigeants."

Enfin alors que l'on célèbre les 200 ans de Cockerill Sambre, Philippe Delaunois fait un parallèle entre CMI, filiale pour laquelle "Cockerill a injecté pendant plusieurs années un milliard par an", et Voo: "Maintenant, CMI vaut beaucoup plus. C'est la même chose pour Voo: on a dû y mettre de l'argent pendant plusieurs années, mais maintenant l'entreprise vaut beaucoup plus que les quelques millions investis".

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