Philippe appelle à ne pas désigner de boucs émissaires

Philippe appelle à ne pas désigner de boucs émissaires
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Philippe appelle à ne pas désigner de boucs émissaires - © Tous droits réservés

Il y a eu le 22 mars. Avant, il y a eu Charlie Hebdo, le Bataclan. Si près. Si dur. Après, il y a eu Nice. Si récent, si atroce, et d'un modus operandi nouveau. Ce 21 juillet, jour de fête nationale belge, le Roi Philippe sent bien les dangers qui nous guettent. Il a vu, comme nous, certainement, ces vidéos de quelques Niçois happés par le racisme et la haine.  Ceux qui confondent tout. Qui amalgament. Des politiques français aussi, qui récupèrent, qui escaladent.

Les Belges sont dignes

La Belgique a été digne après le 22 mars. Le Roi en est le témoin. Il souligne le courage des Belges, courage qu'il distingue de la témérité. C'est ce courage qui a transformé les victimes des attentats de Zaventem en prêcheurs de tolérance. Une jambe en moins, l'humanité en plus, des blessés nous ont transmis leur extraordinaire courage. La force de transcender l'horreur pour croire plus que jamais en la vie ensemble. Le Roi Philippe souligne "l'infinie dignité" des familles touchées par les attentats du 22 mars. 

Appel à la cohésion

Le Roi Philippe est aussi conscient de ce qui mine notre société : les fractures entre groupes, et notamment entre "ceux qui se sentent chez eux et ceux qui sont à la recherche d'un chez-soi". Il les sent bien venir, les "faux prophètes" qui exploitent ces fractures et ces vulnérabilités. "En désignant des boucs émissaires, ils ne font que creuser davantage les fossés entre religions, entre peuples, et finalement entre nous tous."

Le verre presque plein

La cohésion, c'est la force de la Belgique. Elle n'est pas toujours absolue, loin de là, mais le Roi préfère voir le verre presque plein: il souligne que "la recherche de l'unité dans la diversité anime la majorité de ceux qui vivent dans notre pays". Le tissu associatif, la culture de concertation, la force créative chez les jeunes, le foisonnement de start-ups et d'entreprises sociales, sont autant de motifs de réjouissance du Roi.

Le Brexit au passage

Cette cohésion, l'Europe en manque, après le référendum sur le Brexit. Là aussi, les jeunes fondent l'espoir royal: "Ils ne se sont pas laissé confondre par le faux dilemme entre Union européenne et Etats-membres", dit-il, soulignant au passage que c'est dans la jeunesse que les majorités les plus fortes pour le maintien dans l'Union se sont exprimées.

"Notre Union est plus que jamais nécessaire. Là aussi, il faudra du courage pour la défendre et pour continuer à l'améliorer". Mais ça, c'est une autre histoire.

 

 

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