Petite confiance

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Le dernier baromètre Dedicated pour la RTBF et La Libre Belgique a aussi mesuré la confiance que les Belges avaient dans leur nouveau gouvernement fédéral. Cela reste plutôt faible mais la situation s'améliore pour Charles Michel et les siens.

Petit à petit, Charles Michel finira-t-il par convaincre du bien-fondé de son action gouvernementale ?

Il a en effet, des raisons d’espérer. Sa situation s’améliore… même en Wallonie, diraient les mauvaises langues.

Une séquence favorable

Lors du baromètre précédent, en novembre, seuls 20% des Belges percevaient favorablement l’action du gouvernement et encore cette popularité variait de 26% d’opinions favorables en Flandre (alors que les trois partis flamands de la coalition représentent 66% de l’électorat du nord du pays) pour seulement… 12% en Wallonie.

A présent, 28% des Flamands et 19% des Wallons envisagent positivement l’action gouvernementale et en Wallonie les opinions défavorables baissent de 51% à 47%.

Ce n’est pas la gloire mais il y a comme un léger frémissement, un peu comme si le fait de jouer un tant soit peu la carte de la concertation sociale avait été appréciée de l’opinion.

Le gouvernement fédéral a aussi retrouvé un peu de cohésion après les couacs du début, entre erreurs de communication et de calcul !

Une confiance ténue

Cependant, tout cela reste encore assez faible. A titre de comparaison, en février 2013, le gouvernement Di Rupo disposait de 38% d’opinions favorables en Wallonie mais seulement 25% en Flandre. Mais les opinions défavorables n’étaient " que " de 31% alors que 35% des Flamands jugent actuellement négativement l’action du gouvernement Michel.

Autre élément indicatif : à Bruxelles, les électeurs CDH apprécient généralement l’action de l’actuel gouvernement fédéral, ce qui n’est pas le cas des électeurs démocrates-humanistes wallons. Là, c’est Benoît Lutgen qui devra revoir sa communication interne…

A noter également, les électeurs N-VA et MR sont globalement derrière leur formation, c’est plus mitigé à l’Open-VLD et surtout au CD&V. Cela aussi risque de peser dans les relations internes au sein de la majorité alors que bientôt va s’ouvrir la délicate discussion budgétaire portant notamment sur la réorientation de la fiscalité où les divergences sont parfois profondes entre les coalisés.

Charles Michel a fait le pari du long terme et ce n’est donc qu’en 2019, avec le prochain scrutin, que se fera la réelle évaluation.

Philippe Walkowiak

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