Peter De Roover: le visage anti-pacte pour les migrations de la N-VA

Peter De Roover: le visage anti-pacte pour les migrations de la N-VA
Peter De Roover: le visage anti-pacte pour les migrations de la N-VA - © ERIC LALMAND - BELGA

Depuis le début de la crise politique sur le pacte de l’ONU sur les migrations, il est omniprésent dans les médias. Lui, c’est Peter De Roover, le chef de groupe de la N-VA à la Chambre. Il est le porte-voix du "non" de la N-VA vis-à-vis du pacte onusien. Portrait.

L’homme de 56 ans originaire de Turnhout (région anversoise) a fait des études d’économie à Anvers. Étudiant, il était rédacteur en chef du magazine de la KVHV Antwerpen, une association conservatrice et nationaliste flamande. On notera au passage que Gerolf Annemans (Vlaams Belang) et Bart De Wever (N-VA) avaient dans leur temps également occupé cette fonction.

Il a ensuite entamé sa carrière politique dans la Volksunie, mais a quitté le parti en 1988, déçu par le manque de réalisations du parti nationaliste. Trois ans plus tard, il s’est engagé dans le mouvement populaire flamand (VVB) en compagnie de Jan Jambon. Il a d’ailleurs présidé cette organisation de 1989 à 1998.

Des médias à la politique

Après son départ de la VVB, il devient chef politique de Doorbraak, un média très proche du mouvement flamand. Il est ainsi devenu l’une des voix les plus virulentes du mouvement. Il y écrit d'ailleurs encore régulièrement des billets d’opinion.

Peter De Roover ne s’est inscrit à la N-VA qu’en 2014. C’est son ami Jan Jambon qui a insisté pour qu’il prenne sa carte N-VA : "J’ai dû le tirer plusieurs fois par la manche", explique le ministre fédéral au Standaard.

Après les dernières élections fédérales, il décroche un siège à la Chambre. C’est Hendrik Vuye qui occupe le poste de chef de groupe N-VA au Parlement. Mais, début 2016, le constitutionnaliste démissionne de son poste pour plancher avec Veerle Wouters sur les plans communautaires du parti (ils quitteront finalement la N-VA en septembre 2016). Peter De Roover devient alors chef de groupe, il adopte un style plus autoritaire et incarne la ligne dure du parti.

"Il est vraiment parfait pour le rôle qu'il doit jouer ces jours-ci. Il a le don de la parole, fait preuve d'un engagement débridé et est un excellent débatteur", conclut Jan Jambon.

Sujet sur le vote du pacte onusien hier à la Chambre (JT 13h):

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