Peste porcine: rencontre ce mercredi entre Ducarme, Collin et les éleveurs

Nouvelle réunion ce matin au sujet de la peste porcine. Une réunion qui rassemblera le ministre fédéral de l'agriculture Denis Ducarme, le ministre wallon René Collin, et les représentants de la viande porcine.

Dans ce dossier, René Collin souhaite qu'une clôture soit érigée afin d'isoler clairement la zone de contamination dans le sud de la province de luxembourg. Sans doute pas autour des 63 mille hectares prédéfinis.

Après une première inspection de tout ce territoire, une nouvelle délimitation du périmètre infecté sera réalisée. Par ailleurs, les premiers résultats des analyses ADN effectuées sur ces animaux ont révélé que le virus est semblable à celui qui circule en Europe de l'Est.

Ducarme impopulaire

Dans cette crise de la peste porcine, la décision du ministre Denis Ducarme de procéder à un abattage massif est très impopulaire chez les éleveurs. Le ministre fédéral de l'agriculture a en effet demandé en début de semaine l'extermination de 4000 porcs présents dans la zone de confinement de 67000 ha située en Gaume.

Une mesure jugée trop radicale par la Fugea, la fédération des jeunes agriculteurs, qui dénonce une opération qui ne servira que les intérêts de l'industrie agroalimentaire située très majoritairement en Flandre.

Les circuits courts fragilisés

Patrice Siraux, un éleveur de porc de Soignies en Hainaut, explique la situation :"Pour les gens qui sont en circuit court, c’est un gros problème. Ils font surtout des porcs bio, des porcs de plein air. Que vont- ils faire? Vont-il avoir droit au chômage? Non". La véritable inquiétude concerne les indemnités promises par le ministre Ducarme et qui ne couvriront que la valeur actuelle des bêtes sur le marché. "Il est difficile de trouver des truies adaptées à la vie à l'extérieur si facilement. Il faut des années et beaucoup de savoir-faire pour créer un élevage bio. Qui va payer pour ça? ". Ce qui révolte aussi l'éleveur, c'est ce qui, selon lui, est la vraie raison de cet abattage: "Le but c’est de donner un bonne image du pays pour l’industrie alimentaire. 94% des porcs se trouvent en Flandre. On est petit avec nos 6%" Une vérité dérangeante qui ne plaît pas au ministre Ducarme qui ne veut pas que la Fugea, qui compte pourtant 2000 affiliés, soit présente à la table des négociations avec les autres fédérations d'éleveurs. La Fugea qui compte pourtant bien mener des actions spectaculaires pour se faire entendre du ministre et de l'Europe, envers et contre tout.

Denis Ducarme rencontre les représentants de la viande porcine aujourd'hui

 

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