Peste porcine africaine : l'inquiétude des chasseurs

Peste porcine africaine : l'inquiétude des chasseurs
Peste porcine africaine : l'inquiétude des chasseurs - © GUILLAUME SOUVANT - AFP

Jeudi soir, l’Afsca annonçait la découverte dans le sud du pays de plusieurs cas de peste porcine africaine. La maladie a été détectée sur des sangliers localisés sur la commune d’Etalle. Aujourd’hui, les chasseurs s’inquiètent. Dans 3 semaines, la saison de la chasse en battue démarre et ils se demandent franchement s’ils pourront chasser.

A ce propos, le ministre wallon de l’Agriculture a d’ores et déjà ordonné une interdiction de chasse jusqu’au 15 octobre dans la zone où l’on a découvert les cas, une zone de 63.000 hectares. Pour René Collin, cela permettra d’éviter que les populations de sangliers ne se dispersent. Autre mesure : pas de nourrissage pendant un certain temps de manière à éviter les rassemblements et donc d’éventuelles contaminations.   

Frédéric Thiery, président du conseil cynégétique de la Lorraine belge, redoute cette interdiction de chasse. "Si on ne chasse pas, qui va payer les dégâts de gibier. Le nombre de sangliers va encore augmenter", explique-t-il.

Les chasseurs vont également devoir être très vigilants lorsqu’ils seront amenés à transporter dans les prochaines semaines des sangliers morts et qui paraissent suspects. Dans la zone concernée par la contamination, des chasseurs référents devraient prochainement être formés sur base volontaire. Il n’est pas question à ce stade de former des chasseurs dans tout le pays.

Des sangliers contaminés exportés par des chasseurs?

D’après les premiers éléments de l’Afsca, l’épidémie serait arrivée chez nous par le biais d’un morceau de porc venant d’un pays touché par cette peste porcine, un pays de l’est probablement. Si l’hypothèse du déchet alimentaire est privilégiée, une autre piste est avancée. Certains pensent que des sangliers infectés pourraient avoir été importés de ces pays.

D’après l’inspecteur général du Département de la Nature et des Forêts, "il est possible que cela soit arrivé mais nous n’en avons pas la preuve. Il n’y a pas eu flagrant délit d’importation. Maintenant, on va prendre la précaution de vérifier l’ADN des sangliers infectés pour voir si leur ADN correspond à l’ADN des groupes qui stationnent pour l’instant en Région Wallonne".

Pour Benoît Petit, responsable de l’association de promotion de la chasse, le Royal Saint-Hubert Club, il est presque impossible que ce genre de comportement puisse arriver. "La seule chose qui est sûre, il est impossible qu’un sanglier soit venu de Tchéquie avec cette contamination. Il mettrait au moins 80 ans", ajoute-t-il.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK