Peste porcine africaine: des mesures très strictes pour les éleveurs et les chasseurs

La réunion des différents acteurs des secteurs de l'agriculture et de la chasse concernant la peste porcine africaine vient de se terminer en ce début d'après-midi à Namur. Des mesures strictes vont être prises. Au micro de la RTBF, le ministre wallon de l'Agriculture, René Collin explique que "pour la zone infectée de 63.000 hectares, toute forme de chasse est maintenant interdite jusqu'au 15 octobre. Objectif: éviter que le gibier ne se disperse. Autre mesure : l'obligation d'appliquer strictement le code de circulation en forêt pour les promeneurs et donc de ne pas quitter les routes et les chemins".   

Plus tôt dans la journée, à l’entrée du conseil des ministres, le ministre fédéral de l’Agriculture avait annoncé les premières mesures concernant la peste porcine africaine. Deux sangliers porteurs de la maladie ont été signalés ce jeudi en province de Luxembourg, dans la région d'Etalle. 67 éleveurs de porcs vont être suivi de très près. "Nous avons, avec l’AFSCA et la Région wallonne, établi des zones de protection. Des éleveurs, au nombre de soixante-sept vont être dépistés. On attend maintenant les résultats", explique le ministre au micro de la RTBF.

Rendez-vous avec la Commission européenne

"Nous avons, avec le ministre René Collin, un rendez-vous à la Commission européenne pour nous faire épauler.C’est une très mauvaise nouvelle. Nous devons être extrêmement proactifs et surveiller l’évolution du phénomène afin de voir s’il s’agit d’un cas isolé ou non", ajoute le ministre de l’Agriculture.

L'Afsca vient aussi d'énumérer différentes mesures. "Au niveau des régions, ils doivent faire un monitoring dans les forêts, voir si des sangliers sont malades et faire des analyses. Au niveau de l'Afsca, nous devons nous assurer que les exploitations de porcs sont protégées. Pour cela, on doit éviter tout contact entre l'extérieur, où la contamination est possible, et l'intérieur des exploitations", explique Jean-Sébastien Walhin, porte-parole de l'Afsca.

Concrètement, "cela passe par clôturer l'exploitation porcine avec une double clôture. Si ce n'est pas possible, on doit faire rentrer les porcs. Il faut éviter que tout le matériel de la ferme n'entre en contact avec du gibier sauvage", ajoute le porte-parole de l'Afsca.

La Flandre compte aujourd’hui 6 millions de porcs contre 400.000 en Wallonie. Si la maladie se propage, les conséquences économiques risquent d’être dramatiques surtout pour le nord du pays.

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