Permis de conduire: bientôt fini de passer le théorique dans la langue de son choix

En 2018, il ne sera plus possible de passer l'examen théorique du permis de conduire dans une autre langue que les trois langues nationales ou l'anglais. Fini donc, où que ce soit en Belgique, de faire appel à un interprète pour la langue de son choix.

On le sait, le permis de conduire se réforme. Ce sera dès ce 1er janvier en Wallonie et dans le courant du deuxième semestre 2018 en Région bruxelloise. Et outre les changements de cotation des infractions graves ou encore les modifications pour l'apprentissage en filière libre, l'usage des langues va être limiter lui aussi, essentiellement pour l'épreuve théorique : ce sera en français, néerlandais, allemand ou anglais.

S'aligner sur la Flandre

Cette règle était déjà en vigueur depuis le 1er mars 2017 pour l'examen théorique en Flandre. L'épreuve ne peut aujourd'hui être passée qu'en néerlandais ou avec l'assistance d'un interprète pour le français, l'allemand ou l'anglais. La règle s'est ensuite élargie à l'examen pratique le 1er juin 2017.

Et pour éviter toute concurrence entre Régions, la Wallonie et Bruxelles ont décidé de suivre la Flandre dans la même direction.

En Wallonie, dès ce 1er janvier 2018, il ne sera plus possible de passer l'examen théorique qu'en français ou en allemand, ou avec une assistance en néerlandais ou en anglais.

Pas de changement pour l'examen pratique toutefois : "Le candidat-conducteur pourra toujours faire appel à un interprète juré (assermenté, ndlr), à ses frais, pour l'épreuve pratique", nous indique-t-on au cabinet du ministre wallon de la Mobilité Carlo Di Antonio (cdH).

Encore possible quelques mois à Bruxelles

À Bruxelles, même si la réforme est encore en préparation, on nous indique déjà que la mesure sera plus proche de ce qui se fait en Flandre : quatre langues – français, néerlandais, allemand ou anglais – et pas une de plus, que ce soit pour l'épreuve théorique ou pour l'épreuve pratique.

Et pour l'examen théorique, "l'interprète humain sera remplacé par un assistant informatisé", précise-t-on encore au cabinet de la secrétaire d'État bruxelloise en charge de la Sécurité routière, Bianca Debaets (CD&V).

En attendant l'entrée en vigueur de cette réforme, il reste donc encore au moins six mois (selon l'objectif du second semestre 2018 que s'est fixé le gouvernement bruxellois) pour bénéficier de cette assistance pour les citoyens qui ne maîtrisent aucune des langues qui seront retenues à terme.

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