Périphérie: un tiers des Flamands "agacés" par l'usage d'autres langues

Un tiers des néerlandophones de la périphérie bruxelloise se disent "agacés" par l'usage d'autres langues que la leur dans l'espace public, selon une enquête réalisée en 2009 par Dorien De Mars pour la VUB, et rapportée samedi par Le Soir.

"Un néerlandophone sur trois est enclin à passer à la langue de son interlocuteur, alors que plus de la moitié des francophones et des bilingues sont prêts à le faire", explique l'auteur, dont l'enquête a été récemment publiée. Plus de 60% des Flamands estiment que le contact avec le commerçant en périphérie doit se dérouler en néerlandais. Plus de 75% des Flamands souhaitent être servis en néerlandais dans l'horeca et près d'un sur quatre, surtout parmi les plus âgés, désire qu'on y parle exclusivement le néerlandais à l'égard de tous les clients.

Les jeunes Flamands plus tatillons que les vieux?

Les francophones se disent moins gênés par l'emploi d'autres langues. Les jeunes Flamands sont davantage opposés que les seniors à un enseignement multilingue, tandis que francophones et bilingues s'en montrent unanimement partisans. Un Flamand sur deux se dit favorable à une interdiction généralisée du français sur les plaines de jeu. Par contre, une majorité des Flamands dit ne pas s'opposer aux communications bilingues dans et sur les bus. Plus de la moitié des néerlandophones, surtout les plus âgés, n'apprécient guère la publicité en langue "étrangère" déposée dans les boîtes aux lettres. L'enquête a été effectuée à Meise et Wemmel pour l'obtention d'un master en langues et littérature à la Vrije Universiteit Brussel (VUB).

 

Belga

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