Pensions: selon le PS, Charles Michel est rappelé à l'ordre par "le bourgmestre d'Anvers"

Charles Michel et Bart De Wever lors d'une visite au port d'Anvers, le 29 mai 2015.
Charles Michel et Bart De Wever lors d'une visite au port d'Anvers, le 29 mai 2015. - © DIRK WAEM - BELGA

"Anvers rappelle à l'ordre Charles Michel", a ironisé vendredi le Parti socialiste après que le président de la N-VA et bourgmestre d'Anvers, Bart De Wever, eut démenti qu'il y aurait eu accord confirmant l'exception faite aux demandeurs d'emploi âgés de plus de 50 ans, au chômage depuis plus d'un an, d'obtenir une pension calculée sur leur dernier salaire, le plus favorable.

"Suite aux contestations, notamment celles du PS, le gouvernement MR/N-VA semblait avoir décidé jeudi de ne pas modifier les conditions de calcul de la pension des travailleurs de 50 ans et plus au chômage depuis plus d'un an. Rappelons que cette mesure pourrait coûter plus de 140 euros par mois aux futurs pensionnés. Mais cette décision ne semble pas du goût du bourgmestre d'Anvers", a réagi le parti socialiste.

Pour le président du PS, Elio Di Rupo, "Bart De Wever a fait savoir qu'il fallait continuer à gouverner le pays à droite toute en n'épargnant personne. En effet, après la pension à point, le report de l'âge légal de la pension de 65 à 67 ans, la suppression de la prise en compte des années d'études des enseignants et autres fonctionnaires, la suppression des régimes préférentiels pour les personnes qui exercent des travaux pénibles, le principal parti du gouvernement veut imposer une nouvelle mesure injuste".

Le PS demande à Charles Michel de "se faire respecter et d'éviter aux citoyens de plus de 50 ans qui ont malheureusement perdu leur emploi une nouvelle attaque frontale contre leur pension".

"D'autres solutions s'offrent au gouvernement"

Pour le PS toujours, "il n'est pas acceptable, sous prétexte de vouloir mieux valoriser le travail, de pénaliser encore et encore les gens qui travaillaient et qui ont subi un licenciement. D'autres solutions s'offrent au gouvernement, comme la ré-instauration du bonus de pension, qui permettait de donner un complément financier à ceux qui travaillent plus longtemps".

"Une autre voie est possible que de considérer systématiquement les pensions comme une variable d'ajustement budgétaire", a conclu Elio Di Rupo.

Le gouvernement fédéral a confirmé vendredi l'exception permettant aux demandeurs d'emploi de cinquante ans et plus, au chômage depuis au moins un an, de bénéficier d'une pension calculée sur la base de leur dernier salaire. Il a annoncé une réflexion avec les partenaires sociaux et les Régions élargie à la question de l'activation de ce groupe-cible.

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