Pour la FEB, "il faut oser parler des barèmes liés à l'âge"

Ce 2 octobre était donc prévue une journée d'actions à l'appel du front commun syndical, pour protester contre la réforme des pensions préparées par le gouvernement fédéral. 50.000 personnes y ont participé. 

Pas de grève générale en tant que telle mais des actions prévues dans les trois régions, des opérations de sensibilisation en entreprises et des manifestations à Namur, Liège, La Louvière, côté francophone ; Anvers, Gand ou Louvain, côté flamand. Et une manifestation nationale à Bruxelles. 

"67", le chiffre qui ne passe pas

Les actions étaient là pour protester à nouveau – c'est le cinquième ou sixième mouvement du genre depuis 2014 – contre la réforme des pensions entamée par le gouvernement Michel depuis son entrée en fonction, avec recul global de l'âge de départ à la retraite. Avec l'accent mis cette fois sur les discussions en cours toujours sur les "métiers pénibles".

Au sein des syndicats et dans une partie du monde du travail, le chiffre de 67 ans pour un départ à la retraite ne passe pas. Mais le gouvernement n'en démord pas. Sauf changement de cap significatif au niveau des pensions, le pays va dans le mur. 

Ralia Sammoudi est cuisinière dans une multinationale de l'Horeca. Elle a plus de 26 ans de carrière. Et peut importe ces considérations, "Je ne me vois pas travailler jusque 62, 63 ou même 67 ans", affirme-t-elle.

Pourtant cela est clair dans ce débat: le ministre des Pensions en a assez "de cette espèce de rengaine" selon laquelle chaque Belge travaillera jusque 67 ans. "Je rappelle qu'aujourd'hui, il y a seulement 10% de la population qui travaille jusque 65 ans. Ce qu'on veut faire c'est augmenter la durée de carrière". Voilà ce que martèle Daniel Bacquelaine.

Pour le secrétaire général de la FGTB, Jean-François Tamellini, l'allongement du temps de carrière, voire le recule de l'âge à la pension n'est pas la seule solution. Il pointe notamment du doigt la fraude fiscale. Cela représente 20 milliards d'euros potentiels récupérables, chaque année, selon lui.

Le représentant de la FEB, Pieter Timmermans le dit, il faut, entre autres, oser parler des barèmes liés à l'âge. Nos barèmes augmentent constamment, contrairement à d'autres pays où ils sont plus maîtrisés. Pour lui, il faut passer d'un système à l'autre, pas pour les personnes actuellement au travail, mais à l'avenir, en tout cas.

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