Pensions: "Il suffit qu'Arcelor et Electrabel payent l'impôt des sociétés"

S'il ne conteste pas la nécessité des mesures engagées par le gouvernement Di Rupo, Yvan Mayeur déplore "la manière précipitée" avec laquelle celles-ci sont décidées. Rappelant qu'il faut atteindre l'équilibre des comtpes en 2015, il regrette cependant une marche au pas de charge qui se fait "aux dépens du dialogue social". 

Et le socialiste de tancer son partenaire libéral au gouvernement: "je sais que les libéraux n'ont pas l'habitude d'être à la tête de de départements sociaux mais il y a une tradition de dialogue à respecter".

"Le gouvernement ment, les pensions vont baisser"

Pour Raoul Hedebouw, l'analyse est toute autre. Le fond du problème ce n'est pas la méthode de travail mais bien le fait que "le gouvernement mente sur le fond de l'information". 
"Quand le gouvernement communique qu'il n'y aura pas de perte de pouvoir d'achat pour les pensions", il s'agit d'un mensonge pur et simple affirme le porte-parole du Parti des travailleurs belges.

D'après le service d'études du parti d'extrême gauche (lire par ailleurs), "les pensions dans le privé vont baisser à de 120 à 180 €", annonce-t-il. Le représentant du PTB s'interroge en outre sur l'opportunité d'obliger les travailluers à prolonger leurs carrières "alors qu'il y a 600 000 chômeurs en Belgique, dont beaucoup de jeunes".

Yvan Mayeur lui rétorque que "ce dont on parle pour le moment ne concerne que la fonction publique et pas le privé". 
Surtout, il réaffirme que l'on "ne va pas réduire le montant de la pension des gens". "Au contraire", se défend le président de la commission des Affaires sociales de la Chambre, "il est question de revaloriser les petites pensions".

Enfonçant le clou de l'objectif d'équilibre budgétaire à atteindre pour 2015, le socialiste jusitife l'argument de l'urgence avancé par le gouvernement. Il faut "aller vite" sur ce dossier de réfrorme des fins de carrière, affirme-t-il, car des mesures "doivent être prises dans le cadre du budget 2012".
"Le PTB  est d'accord, il faut répondre d'urgence à la crise", enchaîne Raoul Hedebouw. Mais son parti a une toute autre conception des mesures à mettre en place pour ce faire. "Ce n'est pas au travailleur, ni au pensionné de payer la note", avance le porte-parole. 

"Si Arcelor et Electrabel payaient l'impôt normal des sociétés de 34%, on aurait déjà 800 millions d'euros"

Le but des mesures prises actuellement d'économiser 700 millions d'euros, précise-t-il encore. Or, "si Arcelor et Electrabel payaient l'impôt normal des sociétés de 34%, on aurait déjà 800 millions d'euros".
Pour le PTB, c'est donc aux riches à payer la note. Raoul Hedebouw cite tout azimut les millionnaires, les spécualteurs, les banques... 

Yvan Mayeur rappelle, lui, qu'un certain nombre de mesures ont déjà été prises en ce sens en commission des Affaires sociales, "comme taxer les hauts revenus du capital, comme taxer les stock otpions, comme taxer les actions sur les sociétés".

Julien Vlassenbroek



  
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