Pensions des employés de Belgacom: la bonne affaire qui n'en est plus une pour l'Etat fédéral

Pensions des employés de Belgacom: la bonne affaire qui n'en est plus une pour l'Etat fédéral
Pensions des employés de Belgacom: la bonne affaire qui n'en est plus une pour l'Etat fédéral - © ERIC LALMAND - BELGA

L'Etat va devoir débourser plus de 400 millions d'euros chaque année pour payer les futures pensions à Belgacom. Et ce chaque année à partir de 2022. C'est la conséquence d'une décision prise en 2003 par le gouvernement fédéral alors dirigé par Guy Verhofstadt. 

En 2003, c'était une "bonne affaire" pour l'Etat belge. Le gouvernement rouge-bleu de Guy Verhofstadt décidait de reprendre le fonds de pensions Belgacom - actuel Proximus -, soit 5 milliards d'euros pour les caisses de l'Etat. De quoi rendre la "mariée" plus attractive pour la privatisation et l'entrée en Bourse prévue alors.

L'opération était très intéressante pour le budget de l'Etat. L'argent était classé dans la case "recette", avec validation par l'Europe. Les budgets 2003 et 2004 passaient soudain à l'équilibre. A charge forcément pour l'Etat belge ensuite de payer les futures pensions de l'entreprise télécom.

470 millions d'euros par an

Le fonds de 5 milliards est presque vide. Aux autorités donc de payer... et l'opération ne sera plus neutre. Ce qui à partir de 2022 se monterait chaque année à 470 millions d'euros.

Un cadeau empoisonné, une facture oubliée ou négligée qui pèsera sur les comptes du futur gouvernement fédéral. À un moment où même le dividende annuel de Belgacom ne compensera plus cette dépense pour l'Etat fédéral.

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