Pensions des chômeurs âgés: principe confirmé mais les modalités seront discutées

Charles Michel, Premier ministre
Charles Michel, Premier ministre - © ERIC LALMAND - BELGA

Le gouvernement maintient le cap de sa réforme des pensions et confirme son ambition de valoriser davantage les périodes de travail dans le calcul des droits de pension, a indiqué vendredi le premier ministre, Charles Michel, à l'issue du conseil des ministres.

Une polémique est née de l'une des décisions de l'accord conclu au mois de juillet sur le budget 2018 et une série de réformes, dont celle des "périodes assimilées". En cas de chômage de longue durée, à partir de la deuxième période de chômage, c'est-à-dire un an, les droits à la pension seront calculés non plus en fonction du dernier salaire mais d'un montant minimum de quelque 2000 euros. La mesure aura plus particulièrement des effets pour les chômeurs âgés et les prépensionnés conventionnels (c'est-à-dire le chômage avec complément d'entreprise et non en cas de restructuration).

"Notre objectif politique est clair: si on travaille, cela doit avoir un effet sur la pension. Le principe a été décidé en juillet, il est confirmé mais on doit encore finaliser les modalités", a souligné Charles Michel qui a évoqué une "solution juste" pour les chômeurs âgés.

"Une fois que le principe a été défini, on doit prévoir des dispositions transitoires, des modalités particulières et des dérogations. Cela a été le cas pour toutes les réformes et ce sera le cas pour celle-ci. C'est l'objet des discussions actuelles", a poursuivi le ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine.

La réforme ne concerne que les pensions qui prendront cours au plus tôt le 1er janvier 2019 et les périodes de travail ou assimilées postérieures au 1er janvier 2017.

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