Peter De Roover (N-VA): "Nous ne mettons pas de nouvelles exigences sur la table"

Selon De Tijd, la N-VA veut que quatre de ses exigences soient remplies avant de soutenir le gouvernement orange bleue :

  • La constitution doit être soumise à une révision, afin d'ouvrir la voie vers confédéralisme. "La révision de la constitution doit être réalisée urbi et orbi, comme convenu dans les cahiers secrets Atoma", indique une source bien placée du parti à De Tijd. L'article 195, qui permet de modifier des articles de la Constitution, en est un élément clé. 
  • Le budget convenu pour 2019 doit être respecté et il n'est pas question d'ajouter de nouveaux revenus, des impôts."Le message, c'est que ce gouvernement ne peut pas distribuer rapidement de cadeaux pour les élections".
  • Le jobsdeal doit être respecté. La N-VA souhaite que le vice-Premier Kris Peeters (CD&V) travaille sérieusement à la dégressivité des allocations de chômage dans le temps.
  • Le pacte de l'ONU pour les migrations doit être remis en question. Le parti souhaite que le gouvernement orange bleue s'abstienne lors du vote à New York, "mais il existe bien d'autres possibilités" sans donner davantage de précisions. 

Charles Michel a ensuite déclaré qu'il "ne se laisserait pas intimider par le chantage de la N-VA". Il a également ajouté que ces exigences étaient inacceptables. 

Je ne vois pas comment le Premier ministre va résoudre le problème

Le chef du groupe N-VA à la Chambre, Peter De Roover, s'est étonné de la dureté des propos de Charles Michel à la VRT: "Nous ne mettons pas de nouvelles exigences sur la table. C'est très étrange. Les questions que nous avons posées concernent simplement l'exécution de ce que nous avons convenu dans l'ancienne majorité suédoise. Si on appelle ça du chantage, alors Michel I n'arrête pas seulement en tant que gouvernement, mais apparemment aussi le projet suédois."

Peter De Roover : "Suivre le trajet budgétaire comme convenu n'est évidemment pas une nouvelle exigence. La demande pour la dégressivité des allocations de chômage dans le temps, c'est le respect d'un accord. l'ouverture de la constitution en fin de législature pour réviser la constitution est également le respect de l'engagement pris en début de coalition."


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Le chef de groupe de la N-VA a ensuite déclaré que personne ne souhaitait organiser des élections anticipées avant d'ajouter: "Mais je suppose que l'on comprend qu'on ne peut pas gouverner avec un tiers des sièges au Parlement. Je ne vois donc pas comment le Premier ministre va résoudre le problème, à moins qu'il ne forme une nouvelle coalition, Michel III, avec les partis de gauche."

Le vice-Premier ministre CD&V Kris Peeters met quant à lui en garde contre l'impact d'élections anticipées : "Organiser les élections maintenant, c'est une responsabilité très lourde et je suis convaincu que ce n'est pas la bonne solution."

Journal télévisé 13h

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