Payez-vous un juste loyer ? Vérifions…

La grille indicative des loyers wallons est opérationnelle. Désormais, il est facile de vérifier si, dans une région donnée, le loyer d’un appartement ou d’une maison se rapproche – ou pas – de la moyenne, s’il est exagéré, correct ou… très avantageux.

Indicatif mais pas seulement

C’est une grille indicative. Rien n’oblige formellement un bailleur à s’y conformer. Mais on ne peut pas faire comme si elle n’existait pas : elle va probablement contribuer à lisser peu à peu les prix puisque tant les locataires que les propriétaires peuvent à présent vérifier si un loyer est excessif, trop bas ou dans la norme.

Subsides à la clef

Ce n’est pas le seul effet : la grille va aussi déterminer le droit des propriétaires à obtenir certaines aides. La ministre Valérie De Bue l’explique : « Les propriétaires qui veulent bénéficier des primes énergie/isolation pour améliorer un logement qu’ils donnent en location devront respecter cette grille avec, au plus, un écart de 10%. » La condition est impérative.

Comment voir si le loyer est dans les clous ?

Il suffit de se rendre sur le site web du Centre d’Etudes en Habitat Durable (C.E.H.D.). Il met à disposition un logiciel très intuitif. Il faut juste suivre ses indications. Et au bout du processus, une fiche sort le prix indicatif moyen.
Le montant tient compte d’une 20aine de critères comme le type de logement, l’année de construction, la situation, la pression foncière locale, le nombre de chambres ou de WC, le label PEB, la présence de systèmes de sécurité…

La grille évolue

Cet outil va constamment évoluer. Sébastien Pradella dirige le C.E.H.D. Il a supervisé l’élaboration de la grille. Il l’assure : « Elle sera actualisée chaque année et si de nouveau critères de confort ou de qualité sont importants pour les locataires et les propriétaires, ils seront incorporés. »

Et les yourtes ?

En Wallonie, 24 communes concentrent la moitié des logements locatifs principalement le long de l’axe Sambre et Meuse. Mais l’ensemble de la Wallonie est couvert par la grille.
Toute la Wallonie, vraiment ? Oui ! Mais pas les kots ou les logements sociaux qui sont régis par d’autres règles. Les habitats particuliers n’ont pas non plus été pris en considération. Mais il est vrai que très peu de locataires occupent une yourte, une tiny house ou un gîte de Hobbit.

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