Paul Magnette: "Quand le cdH parle de bonne gouvernance, j'ai un profond rire intérieur"

Interrogé sur le plateau du JT de la RTBF, le ministre-président wallon Paul Magnette (PS) qualifie de "trahison sans précédent" l'attitude du cdH. Il dit comprendre les réticences des autres partis à répondre à l'appel du président du cdH Benoît Lutgen. "Si on vous demande en mariage et que la personne qui vous demande en mariage a poignardé son compagnon la veille, vous allez être un peu hésitant. Qui a trahi un jour trahira toujours", poursuit-il.

"Dès qu'on a connu l'affaire Publifin, on a travaillé d'arrache-pied, pendant des jours et des nuits pour arrêter les mesures" de bonne gouvernance. "On a présenté au cdH les 21 mesures arrêtées par le PS. Et cela a été très compliqué parce que le cdH ne voulait pas la transparence, ni la limitation des rémunérations. Aujourd'hui, le cdH ne veut pas le décumul. Quand je les entends parler de bonne gouvernance, franchement j'ai un profond rire intérieur", poursuit Paul Magnette.

"Manœuvre politicienne qui prend en otage les Wallons et les Bruxellois"

Jusqu'ici Paul Magnette était "parvenu à régler les désaccords" qu'il avait avec Maxime Prévot, le vice-président cdH du gouvernement wallon. "Manifestement le président du cdH est aux abois, son parti est dans les tréfonds des sondages, il est très inquiet et c'est une pure manœuvre politicienne qui prend en otage les Wallons et les Bruxellois".

Alors que sur le plateau d'A votre avis Paul Magnette avait qualifié de "loyal" Benoît Lutgen, ce mardi, il indique qu'il "y avait des rumeurs que certains au cdH voulaient rompre la majorité. C'était une manière de poser la question. J'ai eu la réponse, manifestement la loyauté n'est pas dans le dictionnaire du président du cdH".

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