Paul Magnette (PS) : "La N-VA n'est pas incontournable, d'autres formules de coalitions sont possibles"

Le Roi a commencé ce lundi soir des consultations après la demande des préformateurs d’être déchargés de leur mission. Le palais a suspendu sa décision et a rapidement reçu Paul Magnette, le président du PS, et Bart De Wever, le président de la N-VA.

Dans ce contexte politique tendu, Paul Magnette était l’invité du journal télévisé de La Une à 19h30. Compte-t-il interrompre les discussions avec la N-VA ? "La prise avec la N-VA n’a jamais été branchée", a-t-il répondu d’entrée de jeu. Et d’ajouter : "Le Roi nous a demandé d’avoir des contacts avec tous les partis politiques. Il a demandé que monsieur Demotte et monsieur Bourgeois reçoivent l’ensemble des partis politiques. Bien sûr nous répondons aux invitations qui sont formulées par le Roi, par les informateurs et par les préformateurs. Nous essayons de voir si quelque chose est possible."


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"On a constaté que la N-VA ne voulait pas parler des questions sociales et revenait avec la question institutionnelle. […] Nous n’allons évidemment pas parler de ça. Le PS a toujours été parfaitement clair, nous n’allons pas discuter du confédéralisme, de la fin de la Belgique et de la fin de la sécurité sociale puisque nous pensons tout le contraire. Nous n’allons pas discuter avec la N-VA sur l’ensemble de ces sujets bien entendu. […] La N-VA n’est pas incontournable, d’autres formules de coalitions sont possibles. Et nous restons du côté des solutions. Nous restons constructifs, nous pensons qu'il est possible de former d'autres coalitions."

Un retour aux urnes ?

Mais dans le même temps le CD&V et l'Open VLD ne semblent pas prêtes à discuter avec la N-VA... L'avenir politique du pays est-il dès lors dans une impasse ? Pour le président du PS, il n’est en tout cas pas question de retourner aux urnes. "Nous ne ferons rien pour provoquer des élections. Les citoyens se sont prononcés et ont fait un choix clair", a-t-il affirmé.

"La situation est compliquée, l'héritage du gouvernement MR-N-VA nous met dans une situation très difficile. [...] Nous devons prendre nos responsabilités, voir comment rééquilibrer les comptes et mener de vraies politiques sociales", a conclu Paul Magnette.

Interrogé dans Soir Première, le chef de groupe PS à la Chambre, Amhed Laaouej a pour sa part déclaré que "la N-VA est un parti qui est dans la négation de l’idée même de Belgique." Et d’ajouter qu'"il faut rapprocher les points de vue entre des gens qui veulent donner un avenir aux pays, qui ne veulent pas se lancer dans une aventure institutionnelle, qui ne sont pas séparatistes, qui veulent assurer une relance de l’économie et qui veulent de la justice sociale. Sur cette base on peut travailler."

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