Paul Magnette parle d'un "nationalisme revanchard" "épuisant"

Paul Magnette était l'invité de "L'indiscret" ce dimanche
Paul Magnette était l'invité de "L'indiscret" ce dimanche - © RTBF

Le ministre fédéral du Climat et de l'Energie était l'invité de "L'indiscret" ce dimanche sur La Une en télé. Pour lui, les propos tenus par la nouvelle recrue de la N-VA, l'avocat Vic Van Aelst, doivent être "dénoncés" et "ne doivent pas se reproduire".

Interrogé, d'entrée de jeu, sur le sujet, le ministre sortant y répond en disant que ce qu'il "trouve dommage dans les provocations de cette semaine", c'est le fait que Bart De Wever les "cautionne". Il trouve même cela "préoccupant". "C'est un peu le symbole de toute la transformation du nationalisme flamand ces dernières années", dit-il, un mouvement qui s'est transformé pour devenir "un nationalisme revanchard" qui "nous ramène 40 ans en arrière". "Un nationalisme rancunier, revanchard se nourrit toujours de la crise social", précise-t-il, "or on est au coeur d'une grande crise mais ce n'est pas infiniment mieux ailleurs".

Paul Magnette parle également de "propos inacceptables, qu'il faut dénoncer et qui ne doivent pas se reproduire car cela va vraiment devenir impossible d'avoir un climat serein dans ce pays". 

Il ajoute que "ce qui est vraiment déplacé dans ces propos", c'est qu'ils sont tenus par une génération qui n'a pas connue les vexations du passé". Et de souligner qu'"en face, les responsables politiques francophones font des efforts pour parler néerlandais" et aller sur les plateaux de la télévision flamande. La population, elle-même, fait des efforts, dit-il. 

Et de conclure qu'il s'agit d'"une utilisation politique purement électoraliste", ce qui est "épuisant car on voudrait arriver au fonds des choses".

C'est Bart De Wever qui a décidé de parler français
 
Quant à Bart De Wever qui affirme que l'Etat ne tient qu'aux Flamands bilingues, Paul Magnette précise qu'Elio Di Rupo, en ouvrant les négociations, a proposé à chacun de parler dans sa langue. Mais Bart De wever "a répondu que non, qu'il allait parler français", que c'était un bon "exercice". "C'est facile après de le reprocher", dit-il. 

Limiter le chômage à deux ans ?

L'idée proposée par le président de l'Open Vld n'est "pas la bonne manière", estime Paul Magnette, cela reviendrait à "envoyer les gens au CPAS et cela ne règle rien". Mais il le reconnaît, il faut réduire le taux de chômage et augmenter le taux d'emploi des plus de 50 ans. Pour cela, il propose de "mettre l'accent sur la formation". 

Paul Magnette "regrette" la décision "unilatérale" de l'Allemagne sur le nucléaire

C'est "une décision complètement unilatérale sans concertation avec les partenaires européens" qui aura un impact chez nous, notamment au niveau des prix qui risquent d'augmenter. 

Pour la sortie du nucléaire en Belgique, Paul Magnette se veut rassurant : "On va sortir le plus vite possible" mais il faut "un calendrier crédible", affirme-t-il. Cela dépend des Régions, dit-il, qui doivent mettre en place des politiques pour développer des énergies alternatives et limiter le gaspillage. 

Quant à la fermeture en 2015 des centrales nucléaires de Doel 1 et 2, "ce n'est techniquement pas impossible", répète-t-il. Tout dépend encore une fois des Régions, selon lui. 

C. Biourge

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