Paul Magnette met en garde contre l'instabilité qui nous guette

D'emblée, le mot "stabilité" s'impose dans cette interview. "Stabilité du pays", certes, souligne le président socialiste tout en rappelant que celle-ci est menacée par "la présence régulière des nationalistes et indépendantistes en Belgique donc l'euphorie ne peut pas exister". Paul Magnette enfonce d'ailleurs le clou: "N'oublions pas que nous venons d'une instabilité extrêmement profonde qui a menée à plus de 500 jours de crise et pratiquement à la dislocation du pays couplée à une crise mondiale financière très grave". Une mise en garde prend place afin d'éviter un retour à l'instabilité, danger pour l'avenir du pays et de son économie.

Une seconde priorité s'établit dans l'esprit du bourgmestre carolo: maintenir la prospérité pour tous. "Ce n'est pas tout de revenir à la prospérité, il est de notre devoir de l'amplifier, de soutenir les entreprises et d'avoir l'honnêteté intellectuelle d'améliorer la fiscalité sur le travail", insiste le président du PS au micro de Bertrand Henne.

L'aspect économique tient Paul Magnette à coeur. Il souhaite apporter des propositions "fortes et concrètes" en vue de prendre ses responsabilités. Comme taxer les gros patrimoines grâce à un plan stratégique: "Les gros épargnants peuvent faire davantage d'efforts, surtout ceux qui possèdent des avoirs supérieurs à 1,25 millions d'euros, hors actifs immobiliers et hors entreprises".

Un autre débat risque d'animer la campagne: le chômage des jeunes. Le socialiste refuse de voir des gens rester au chômage et veut proposer aux jeunes de vraies possibilités sans toutefois aborder des propositions précises à cette thématique durant l'entretien.

La journée d'hier a également vu le Premier ministre prendre la parole durant le discours aux Corps constitués. Selon Paul Magnette, Elio Di Rupo s'est exprimé "dans une version large et politique au cours d'un discours d'un haut niveau".

M. Berger

Revoir l'interview complète de Paul Magnette (Matin Première)

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