Paul Magnette est "disponible" pour être Premier ministre "mais c'est au tour d'un néerlandophone"

Paul Magnette est "disponible" pour être premier ministre "mais c’est au tour d’un néerlandophone"
Paul Magnette est "disponible" pour être premier ministre "mais c’est au tour d’un néerlandophone" - © Tous droits réservés

Le duo des présidents socialistes Paul Magnette/Conner Rousseau a rencontré les 10 partis qui ont accordé leur soutien au gouvernement minoritaire Wilmès. Objectif ? Préparer la voie à un nouveau gouvernement fédéral.

"Les discussions sont constructives ", explique Paul Magnette lors de l’émission Terzake (VRT) de ce vendredi. Alors que le gouvernement Wilmès tente de gérer la crise du coronavirus, les présidents des partis socialistes ont entamé les discussions avec les autres partis qui soutiennent le gouvernement actuel. L’idée est de faire les premiers pas vers un projet qui mènerait à un nouveau gouvernement en septembre prochain. Le Parlement fédéral a d’ailleurs accordé son soutien jusqu’en septembre.

Place à un premier ministre flamand ?

Mais à quoi va ressembler le prochain gouvernement ? Va-t-on retourner vers l’éternelle question ambivalente ? PS-N-VA ensemble ou une coalition Vivaldi ? Paul Magnette reste vague à ce sujet dans son interview à Terzake.


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Pour lui, c’est le projet qui compte : "Si, à un moment donné, on se retrouve avec un beau projet sur la table, après une longue discussion, avec une équipe solide. Et si les gens autour de la table disent : 'Paul Magnette devrait ou pourrait devenir Premier ministre', je ne refuserai pas. Mais je ne mettrai jamais mes ambitions personnelles au-dessus de mes priorités. Je veux d'abord parler du contenu. Je veux avoir un projet fort et ambitieux. On devra alors en dernier lieu prendre une décision sur une équipe forte et sur qui sera premier ministre."

Le président du PS estime qu’il est temps de passer à un "Je suis disponible, mais mous avons déjà eu trois premiers ministres francophones : Di Rupo, Michel et Wilmès. Avec tout le respect que j’ai pour la première ministre Wilmès, il est peut-être temps d’avoir un premier ministre néerlandophone."