Paul Magnette candidat à la présidence du PS: "J'espère que je ne serai pas le seul"

Paul Magnette candidat à la présidence du PS
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Elio Di Rupo a annoncé ce dimanche qu’il quittera la présidence du PS "au plus tard fin octobre". Des élections vont être organisées et l’actuel président du PS ne s’y présentera pas. Au micro de La Première, Paul Magnette a confirmé ce lundi qu’il serait candidat.

"Je suis candidat, ce n’est pas une surprise", a déclaré Paul Magnette. "Je ne serai pas nécessairement le seul. Ce serait d'ailleurs bien qu'il y en ait d'autres et qu'il y ait un débat en interne. Finalement, les militants du parti socialiste décideront".

Quel projet va-t-il présenter ? "C’est encore un peu tôt pour en parler mais je suis candidat car je crois très profondément dans l’idée du socialisme", explique-t-il. "Je ne suis pas né dans une famille socialiste mais j’ai choisi de le devenir aux alentours de 20 ans parce que j’étais convaincu que le projet socialiste est l’idée la plus forte et ambitieuse de notre temps. Je reste profondément convaincu que lutter contre les inégalités, offrir à chacun un accès aux services publics fondamentaux et porter une vision moderne de l’économie est le propre de la social-démocratie européenne".

Gouverner avec la N-VA ?

Alors que le gouvernement fédéral n’est toujours pas formé, une question se pose : le PS acceptera-t-il de gouverner avec la N-VA ? Paul Magnette souligne que le PS "n’a jamais mis de veto par rapport à la N-VA comme avec le Vlaams Belang." Il développe : "Le Vlaams Belang est un parti d’extrême droite à l’égard duquel on doit mettre un cordon sanitaire. A l’égard de la N-VA, on a toujours posé un constat : 'Nos positions et leurs positions sont diamétralement opposées'. Nous ne voyions pas avant les élections et nous ne voyons toujours pas maintenant comment il serait possible de concilier les deux."

Paul Magnette précise : "Il y a eu un certain nombre de rencontres [avec la N-VA] et ça a conduit à constater qu’on est d’accord sur rien. Le seul chapitre sur lequel on a vu des convergences est celui du bien-être animal."

"Nous sommes disponibles", assure-t-il, "mais dans une formule qui respecte les engagements du parti socialiste. Si la N-VA dit demain 'nous sommes d’accord pour une pension de 1500 euros pour tous, augmenter le salaire minimum, relever les basses allocations sociales, améliorer l’accès de tous à la santé, refinancer les services publics et notamment la SNCB…', on peut discuter."

Est-ce donc des exigences irréalistes ? "C’est as un jeu de dupe", affirme Paul Magnette, "mais nous ne voulons rien faire pour paralyser encore plus la situation politique. Nous n’allons pas venir faire l’appoint d’une coalition suédoise".

Pour rappel, à la suite des élections de mai 2019, la coalition suédoise (MR-Open VLD-CD&V et N-VA) a obtenu 63 sièges sur 150 à la Chambre, contre 85 précédemment. Elle ne possède donc plus de majorité (75) pour former un gouvernement.

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