Paul Magnette : "Aboutir à un gouvernement fédéral pour la rentrée de septembre serait l'idéal"

Paul Magnette : aboutir à un gouvernement fédéral pour la rentrée de septembre
Paul Magnette : aboutir à un gouvernement fédéral pour la rentrée de septembre - © THIERRY ROGE - BELGA

Le président du PS Paul Magnette était l’invité du "19 heures" de RTL-Tvi ce mercredi soir. L’occasion, pour l’essentiel, de confirmer qu’il va reprendre, avec son homologue du sp.a, Conner Rousseau, les contacts et les rencontres avec les 8 autres partis politiques associés aux "pouvoirs spéciaux" du gouvernement fédéral. Objectif : faire le point avec eux sur la façon d’organiser l'"après" de ces pouvoirs spéciaux du gouvernement Wilmès 2 qui expirent – une première fois – le 26 juin (3 mois, renouvelables une fois cependant). Une relance que le PS avait déjà annoncée par voie de communiqué mardi.

Pour Paul Magnette, "les pouvoirs spéciaux s’arrêtent le 26 juin, là ce sera fini et on ne pourrait pas alors retomber dans le vide alors que notre pays n’est pas tout à fait sorti de la crise sanitaire et n’est qu’au début d’une crise socio-économique très grave que certains annoncent comme la crise la plus grave depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. D’où l’urgence de travailler à mettre sur pied un gouvernement fédéral de plein exercice qui sera en état de prendre de vraies mesures de relance et de soutien à toux ceux qui en auront besoin".

La fin de la Vivaldi

Plusieurs médias s’étaient fait l’écho du bureau du PS de lundi où avaient été passés en revue les différents scénarii possibles sur la table ; en étaient sorties deux interprétations contradictoires, d’abord que la piste "Vivaldi", soit avec les écologistes et sans la N-VA, avait du plomb dans l’aile, tandis que d’autres sources semblaient reprivilégier une reprise des discussions avec les nationalistes flamands de la N-VA. Bref, retenter un tour de piste et tout faire a priori pour éviter de nouvelles élections. "En même temps ce n’est pas illogique. Moi je ne veux pas pousser pour des élections mais à un moment donné il faudra faire des grands choix qui vont nous engager face à une crise extrêmement lourde et il faudra réformer en profondeur notre société et notre économie, il faudra tirer les leçons de cette crise".

En plateau, Paul Magnette a ironisé sur la mort de Vivaldi – "mort à Vienne en 1741, ça c’est une certitude !" – mais s’est refusé à dire si l’option était définitivement morte aussi : "les coalitions on ne sait jamais mais on voit bien qu’il y a des difficultés à vivre avec cette coalition…".

Un PS prêt à discuter avec chacun, notamment avec la N-VA mais pas uniquement : "On parle avec tout le monde aujourd’hui dans une situation aussi grave qu’aujourd’hui. La N-VA aussi". De là à dire que la N-VA est inévitable dans une future coalition ? "Personne n’est inévitable. Le PS non plus. Ce qu’il faut surtout essayer de dégager c’est 'qui est vraiment prêt à vraiment s’engager pour un plan de relance ambitieux, pour prendre des mesures fortes'". Discussion aussi avec le MR. Un MR par rapport auquel Paul Magnette s’est efforcé de réfuter l’existence de tensions particulières – les échanges Philippe Close – Georges-Louis Bouchez à propos de la manifestation "Black Lives matter" de dimanche et les violences à Bruxelles : "Georges-Louis Bouchez fait beaucoup de bruit, il est très très présent sur les réseaux sociaux, dans les médias, mais quand on discute autour de la table, encore samedi dernier avec Sophie Wilmes et les partis qui soutiennent les pouvoirs spéciaux on peut avancer. Il y a le bruit que l’on fait à la télévision et sur les réseaux sociaux et puis il y a le travail sérieux, responsable, à la table de discussion".

L’agenda reprécisé

Les discussions politiques menées par PS et sp.a avaient été suspendues ou en tout cas ralenties durant deux semaines à la demande de la Première ministre Sophie Wilmès pour pouvoir se concentrer sur les mesures urgentes covid-19. Elles vont donc reprendre, a aussi précisé le président du PS : "intensivement dès ce week-end. Pour donner lieu à un rapport d’ici une bonne semaine, en disant 'd’après ce que l’on a entendu, il y a un accord sur le fait que les grandes priorités c’est ça, la santé, le redéploiement de notre économie et puis voilà ceux qui sont prêts à démarrer'. Si on pouvait démarrer en tout cas des négociations fin juin – aboutir au 21 juillet ce serait peut-être un peu tôt – mais se donner au plus tard jusqu’à la fin septembre, au mieux jusqu’à la rentrée, ce serait l’idéal […]. Le PS sera là pour aider à trouver des solutions". Paul Magnette qui s’est refusé au moindre pari sur les chances d’une réussite…

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JT 19H30 (24/05/20)

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