Patrick Dupriez, co-président d'Ecolo: "On ne travaillera plus avec Monsieur Moreau chez Nethys"

Patrick Dupriez, co-président d'Ecolo: "On ne travaillera plus avec Monsieur Moreau chez Nethys"
Patrick Dupriez, co-président d'Ecolo: "On ne travaillera plus avec Monsieur Moreau chez Nethys" - © Tous droits réservés

Ecolo apparaît comme le grand vainqueur du dernier baromètre politique. Avec 18,5% (+10,3% !) d'intention de vote au Fédéral, les Verts font un bond de plus de 10%, et ne sont plus très loin des deux principales formations. "Nous souhaitons participer au pouvoir car l’objectif des écologistes, c’est de transformer la société", a commenté le co-président d’Ecolo ce mardi matin dans Matin Première.

L’échiquier politique se polarise: des gouvernements de droite ou de centre-droite et des appels à des coalitions de gauche. Ecolo va donc devoir choisir son camp. "Bien sûr, on devra se prononcer. Mais ce sera d’abord l’électeur, répond Patrick Dupriez. L’électeur doit se prononcer, et nous espérons qu’il fera le choix de l’espoir, qui est le choix de l’écologie. Et nous verrons après les élections quelles seront les majorités possibles".

Après avoir fait la distinction entre le PTB et un parti Ecolo "profondément attaché à la liberté", Patrick Dupriez a précisé qu’Ecolo n’était pas le nouveau centre. "Nous sommes au centre de l’échiquier politique au sens où tout le monde devra demain faire des choix qui tiennent compte des enjeux écologiques que nous portons", a précisé le co-président écologiste.

Patrick Dupriez parle des autres partis comme "les partis traditionnels", mais en quoi Ecolo est-il différent de ces partis? "Ecolo a une vision de ce vers quoi nous voulons mener la société et que cette vision est déterminante, là où d’autres semblent avoir des tactiques à court terme pour occuper le pouvoir. Cet été, l’épisode de la crise gouvernementale a montré à quel point certains partis étaient singulièrement dans la tactique: comment rester au pouvoir là où nous avons besoin d’objectif, vers où nous voulons aller?"

ONDRAF: "Nous l’avons appris samedi, et il remboursait tout le dimanche matin"

Plusieurs membres du conseil d'administration de l'ONDRAF, l'organisme qui gère les déchets radioactifs, ont touché des sommes astronomiques pour des prestations très réduites. Parmi elles, Hugues Latteur, l’administrateur Ecolo, a touché 24 000 euros bruts en quatre ans. Il a démissionné en janvier 2015, mais sa démission n'a pas encore été actée malgré des demandes répétées, dit Hugues Latteur. Il continue donc à toucher des indemnités. "Cet administrateur a été désigné par le gouvernement bruxellois, son mandat se terminait en 2015, répond Patrick Dupriez. Depuis avant 2015, il demandait à être remplacé. Il ne l’a pas été. Il a continué à être payé, il a fait l’erreur de ne pas rembourser au fur et à mesure. Nous l’avons appris samedi, et il remboursait tout le dimanche matin".

Le co-président d’Ecolo renvoie même la patate chaude: "Il n’est quand même pas normal qu’un administrateur dont le mandat est expiré, et celui des autres aussi, envoie des courriers recommandés pour solliciter son remplacement et qu’au terme de deux ans, ni la région bruxelloise, ni la ministre Marghem, qui manifestement ne maîtrise pas du tout le dossier, n’ait fait le nécessaire"

Il est impossible que cette société Nethys continue avec à sa tête les personnes qui sont responsables du scandale de ces derniers mois

Ce mercredi, le nouveau conseil d’administration de Nethys doit être constitué. Ecolo, comme les autres partis, pourra proposer une personne ayant une certaine expertise comme administrateur. Les écologistes le feront à une condition, explique son co-président: "Ecolo désignera un administrateur s’il y a un accord des familles politiques pour qu’on progresse en tenant compte de la volonté du Parlement wallon de remplacer le conseil d’administration, mais aussi le management de Nethys. Il est impossible que cette société Nethys continue avec à sa tête les personnes qui sont responsables du scandale de ces derniers mois. Monsieur Moreau doit partir, le comité de direction doit partir pour repartir sur des bases saines".

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