Pascal Smet: "Je compare souvent Bruxelles à une prostituée. C'est beau et très salace"

Dans un podcast  "EU Confidential" du site européen Politico, Pascal Smet (sp.a) a mentionné son projet de fusionner les 19 communes bruxelloises en une seule ville-région. Sauf qu'il ne s'est pas arrêté là et a fini par comparer la capitale à une prostituée.

"Je compare assez souvent Bruxelles à une p*** ou une prostituée. Parce que c’est beau et très salace, mais, en même temps, ça peut être laid. C’est attrayant et en même temps, ça ne l’est pas. Et c’est beau dans sa laideur, et laid dans sa beauté. C’est une sorte de ville à deux visages, et Bruxelles est une ville qui ne se donne pas si facilement, mais dès que vous tombez amoureux d’elle, vous restez amoureux"a déclaré le ministre bruxellois de la Mobilité qui semble avoir fait rire le présentateur, mais pas beaucoup d'autres personnes.

Humour ?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'allégorie n'a effectivement pas fait rire tout le monde puisque les réactions de la sphère politique n'ont pas tardé sur Twitter. Zoé Genot, députée Ecolo, s'est dite "salie" par les propos tenus par Pascal Smet. Rudi Vervoort, ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale, a, lui, une nouvelle fois appelé à stopper le "Brussels bashing, à commencer par les membres de mon gouvernement"

Ahmed Laaouej, député fédéral (PS), à quant à lui été moins modéré dans ses propos : "Si tu (Pascal Smet) as vraiment dit ça, tu devrais avoir honte. Tu te déshonores en même temps que tu insultes Bruxelles". 

Mais ils ne sont pas les seuls à s'insurger ; le Premier ministre Charles Michel (MR) ou encore la toujours présidente de la fédération bruxelloise du PS, Laurette Onkelinx, ont également fait part de leur mécontentement via Twitter.

Cependant, le ministre bruxellois est revenu sur ces propos ce vendredi midi et à présenter ses plus plates excuses sur son compte Twitter : "Bruxelles est une ville duale. Attrayante et parfois pas. C'était le message. La comparaison était inappropriée. Je m'en excuse. Ceux qui me connaissent savent mon amour et la passion pour ma ville. #ilovebxl".

Les taximen bruxellois n'ont en tout cas pas apprécié cette description de leur lieu de travail, et ont lancé une campagne "Il est tems qu'on s'met à respecter Bruxelles".

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