Pascal Smet a-t-il encore la confiance de Rudi Vervoort? "Jusqu'à preuve du contraire"

Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort
Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort - © RTBF

Le gouvernement bruxellois a présenté mercredi son accord sur les allocations familiales (tous les détails ici). Interrogé sur La Première, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort explique que ce système est conçu pour être "le plus redistributif possible. La base reste 'un enfant égale un enfant' et à l'inverse des autres Régions nous opérons le basculement: dès 2020 le nouveau système s'appliquera, les suppléments sociaux seront les mêmes pour tous. C'est la prise en compte de la réalité" socio-économique bruxelloise. Actuellement les allocations familiales ne visent plus à soutenir la natalité, comme c'était le cas après-guerre, mais plutôt "le soutien aux familles".

"Personne ne perd et plus de 75% y gagnent"

"Dans notre modèle personne ne perd grâce au stand still: les ménages bénéficieront du système actuel jusqu'à l'extinction de celui-ci. Personne ne perd et plus de 75% y gagnent puisque vous basculez dans le nouveau système, peu importe l'année de votre naissance. Entre 2020 et 2026 il y aura une période transitoire, où on montera de 140 à 150 euros. Et à partir de 2026 tout le monde sera au même régime" poursuit Rudi Vervoort.

Le système bruxellois des allocations familiale "est finançable, il y aura un coût en vitesse de croisière de 30 millions d'euros par an, ce qui est supportable. Dès 2019 nous allons y mettre les moyens, sur la table les solutions y seront".

"C'est à lui de restaurer la confiance"

Les taxis ont bloqué Bruxelles mardi, en protestation contre le plan du ministre de la Mobilité Pascal Smet (sp.a). Rudi Vervoort a-t-il encore confiance en Pascal Smet? "C'est à lui de restaurer la confiance avec le secteur des taxis. Quand vous savez que vous allez réguler un secteur, vous ne devez pas frontalement dire que vous allez tout changer et, par la bande, faire comprendre que le modèle Uber est un modèle intéressant. Il faut réformer le secteur. Uber c'est 4,5 milliards de pertes donc financièrement on peut se poser des questions; et socialement c'est le définancement de la sécurité sociale".

"Jusqu'à preuve du contraire" Pascal Smet a encore la confiance de Rudi Vervoort, "mais c'est à lui à le démontrer en étant en capacité de restaurer la confiance et de conclure un accord avec Uber". Pascal Smet va-t-il terminer la législature? "Je n'en sais rien" répond Rudi Vervoort. "Je suis à la tête d'une équipe, je veux qu'elle fonctionne. Tant que la majorité parlementaire soutient le gouvernement, je n'ai pas de souci. C'est clair qu'il y a de choses à améliorer. En période électorale je ne veux pas qu'on nous tire dessus de tous les côtés parce que ce dossier aurait été mal préparé".

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