Pas de restriction d'utilisation de l'eau en Wallonie: "Nos réserves sont importantes"

Pas de restriction d'utilisation de l'eau en Wallonie: "Nos réserves sont importantes"
Pas de restriction d'utilisation de l'eau en Wallonie: "Nos réserves sont importantes" - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

La canicule s’est installée sur notre pays, ce qui impose des mesures. Exemple en Flandre, où l’usage non nécessaire de l’eau est interdit à partir de ce jeudi. La Région flamande veut empêcher le gaspillage d’eau potable. Pour l’arrosage d’une pelouse, le remplissage d’une piscine, le lavage d’une voiture, les contrevenants s’exposent à des amendes.

En fait, le niveau de l’eau est bas dans les bassins de l’Yser, de la Lys et dans l’estuaire de l’Escaut. Et en Wallonie ? Mehdi Khelfat interrogeait dans Matin Première le ministre CDH, Carlo Di Antonio, pour voir si on était dans la même situation en Wallonie et s'il s'en occupait toujours: et puisque "tant qu’il n’y a pas un accord pour un gouvernement de substitution, il est de notre devoir, évidemment, de continuer à gérer les compétences qui sont les nôtres" a précisé celui-ci, avant de rassurer : "Nous n’avons pas de nécessité de restriction pour le moment. Alors, il faut continuer évidemment à gérer l’eau avec parcimonie et nous surveillons de près la situation, mais les réserves sont encore bien présentes et les possibilités d’approvisionnement sont multiples.

Il y a localement quelques restrictions, Beauraing, Houyet, Libramont, Tellin, ce sont des exploitations d’eau des distributeurs plus locaux et qui peuvent avoir à un moment donné des difficultés et qui ont déjà informé leur population de certaines restrictions. Mais sur l’ensemble du territoire wallon, les sociétés de distribution sont en mesure, pour le moment, de satisfaire sans problèmes à la demande".

Des sources d'approvisionnement multiples

Une situation très différente de 1976: "Aujourd’hui nos sources d’approvisionnement sont multiples, on a non seulement les nappes phréatiques, mais les eaux de carrières, certaines eaux de surface qui sont potabilisées, et donc on a des réserves qui sont relativement conséquentes. Je ferai le point avec mon administration et la cellule de crise pour estimer très précisément la situation."

Quant à la qualité de l'air, "on est dans une phase de vigilance, ça veut dire que les taux d’ozone qui sont mesurés aujourd’hui nous imposent, et ce sont des normes européennes, d’informer la population sur le danger d’une activité physique qui serait trop importante, mais on n’est pas encore dans des restrictions d’activité, les taux ne sont pas suffisants."

"En fait, ce qui se passe avec l’ozone, c’est que c’est l’ensoleillement et la température qui contribuent à transformer des polluants émis par les véhicules en ozone. Donc c’est une réaction secondaire qui produit cette zone et nous sommes dans des taux qui sont quand même assez élevés et qui nécessitent des précautions pour les gens qui sont plus en difficulté respiratoire, les enfants, les personnes âgées, les personnes qui pourraient être affectées par cette situation".

De vrais risques pour les forêts

Par contre, pour les incendies de forêt, les risques semblent réels: "Toute une série de mesures sont prises par les eaux et forêts, par le DNF, pour faire en sorte de diminuer les risques, évidemment, d’être très prudent sur le comportement en forêt, d’avoir une surveillance accrue, ça veut dire que les opérateurs, les agents du DNG sont très attentifs à tout ce qui peut se passer dans la forêt, plus encore que d’habitude, de manière à détecter tout début de problème et de pouvoir intervenir rapidement. C’est vrai que c’est là, sans doute, que se situe un danger important. Et puis, évidemment, il y a toute la situation de l’agriculture qui commence à devenir très préoccupante".

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