Pas d’examens de fin d’année dans les écoles du réseau de la Fédération Wallonie-Bruxelles, sauf pour les épreuves certificatives

C'est le journal Le Soir qui donnait l'information : il n’y aura pas de session d’examen de fin d’année pour les élèves des écoles relevant du réseau WBE, Wallonie-Bruxelles Enseignement, les écoles officielles de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le quotidien indique avoir pu consulter une directive qui précise que seules les épreuves externes auront lieu, et ce afin de donner "la priorité absolue à l’accueil des élèves et aux apprentissages".

Contacté par la RTBF, l’Administrateur général de Wallonie-Bruxelles Enseignement, Julien Nicaise explique ainsi suivre la directive de la ministre de l’Enseignement, Caroline Désir. Une concertation a eu lieu avec les chefs des établissements du réseau WBE pour voir comment organiser cette année scolaire et le respect des évaluations. "Il y avait des avis mitigés mais finalement, nous avons pris la décision de maximiser le temps d’apprentissage jusqu’à la semaine du 20 juin", explique Julien Nicaise. Ainsi, pas de semaine passée à faire des révisions, pas de demi-journées consacrées à l’étude pour l’examen du lendemain.

En règle générale, dans les établissements dépendant du réseau Wallonie-Bruxelles Enseignement, il n’y aura pas d’examens à proprement parler, "plutôt que de bloquer le calendrier scolaire pendant 2-3 semaines pour faire des examens", poursuit Julien Nicaise. "Il peut toujours y avoir des évaluations continues dans le cadre de l’horaire normal hebdomadaire. Il peut aussi y avoir des évaluations 'diagnostiques', pas un bilan pour évaluer et coter l’élève, mais pour le préparer à l’année suivante et voir s’il y a d’éventuelles lacunes, des points forts et des points faibles", explique Julien Nicaise. L’idée étant ici de voir ce qui devra être rattrapé.

Des épreuves certificatives et des examens dans certains cas

Pour les élèves du fondamental, les établissements organiseront en juin les épreuves certificatives obligatoires du CEB ainsi qu’une évaluation diagnostique en 2e primaire.


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En secondaires, les évaluations certificatives externes sont maintenues (CE1D et CESS), ainsi que les examens de dernière année.

Dans les années diplômantes, en rhéto ou en 7e secondaire, les examens plus traditionnels sont maintenus. "On parle des élèves qui se destinent soit à obtenir une qualification parce qu’ils sont dans l’enseignement professionnel ou technique, soit à obtenir leur CESS avec un accès vers l’enseignement supérieur, haute école ou université", explique Julien Nicaise. "Là, il nous a semblé important, à la fin de la scolarité obligatoire, d’avoir des examens plus traditionnels, de manière à vraiment pouvoir montrer où l’élève est", poursuit Julien Nicaise.

Cependant, le temps de ces examens devrait être réduit. C’est laissé à l’appréciation du chef d’établissement. Il devrait aussi être possible de cibler les examens en fonction des élèves. "Par exemple, si on a un élève qui se destine à préparer l’examen de médecine ou l’examen d’entrée en ingénieur, on sait qu’on va mettre l’accent sur les cours qui seront visés dans ces cadres-là", explique Julien Nicaise.

Pour l’Administrateur général de WBE, ce dispositif permettra aussi aux écoles qui devraient fermer à cause du Covid de mieux s’organiser.

La décision prise par WBE de ne pas organiser d’examens ne concerne que les établissements directement gérés par Wallonie-Bruxelles Enseignement, les écoles du réseau de la "Communauté française", comme on les nommait avant. La décision ne concerne pas le réseau libre (confessionnel et non confessionnel) ni l’officiel subventionné (communes et provinces). Dans ces réseaux, les décisions d’organiser ou pas des examens dépendent de chaque pouvoir organisateur.

Réaction positive des associations de parents de l’Enseignement officiel

Contactée par la RTBF, la FAPEO, Fédération des Associations de Parents de l’Enseignement Officiel se réjouit de cette décision prise par la direction de Wallonie-Bruxelles Enseignement de ne pas organiser une grande partie des examens. La FAPEO salue une décision qui accorde "du temps à l’accueil et à la poursuite des apprentissages, le plus loin possible dans l’année". C’est "une bonne solution dans le contexte actuel", explique Véronique De Thier, responsable de la FAPEO. "Nous pensons qu’organiser des sessions d’examens avec suspension des cours, cela veut dire que les élèves ne vont plus à l’école à partir du 4 juin ou du 7 juin. Ce temps est bien nécessaire pour reprendre un rythme, continuer les apprentissages et travailler sur la question du bien-être", conclut Véronique De Thier.

 

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