Pas d'échéance pour les informateurs socialistes en Wallonie et FWB

Pas d'échéance pour les informateurs socialistes en Wallonie et FWB
Pas d'échéance pour les informateurs socialistes en Wallonie et FWB - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Les présidents du PS Elio Di Rupo et Paul Magnette, qui mènent depuis vendredi des consultations à la recherche de majorités en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles, ne se sont pas fixé de date-butoir, même s'ils assurent "ne pas perdre de temps".

Nous en sommes toujours à des discussions de fond et à la recherche de convergences de programme", a commenté Elio Di Rupo, assurant avancer "le plus rapidement possible" tout en "prenant le temps d'une analyse sérieuse".

Avec le président faisant fonction Paul Magnette, il a reçu lundi les représentants d'Ecolo et du FDF, alors que le MR et le cdH avaient déjà été reçus vendredi. Le PTB-Go et le PP doivent boucler mardi ce premier tour de consultations des partis représentés dans les parlements wallon et/ou francophone.

Le bilan de ce premier tour de consultations sera dressé en interne mardi soir, mais il n'est pas impossible que ces pourparlers politiques soient suivis de rencontres socio-économiques avec des partenaires sociaux, a reconnu Paul Magnette. "Ca fait partie des choses qu'on peut faire. Mais on ne perd pas de temps, on a d'ailleurs déjà très bien avancé ; je vous rappelle que ça fait à peine une semaine que les élections sont terminées".

Les FDF demandent de tenir compte de Bruxelles

Le président des FDF Olivier Maingain a jugé lundi, à l'issue d'une entrevue d'une heure avec les informateurs, que Bruxelles devrait être moins en retrait que ces dernières années au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les FDF, qui n'ont pas décroché de siège en Wallonie où ils se présentaient pour la première fois aux élections du 25 mai, n'étaient reçus par MM Magnette et Di Rupo que pour discuter des matières personnalisables de la Communauté française (enseignement, recherche scientifique, culture, etc), à l'exclusion des matières régionales bruxelloises, qui se discutent quelques centaines de mètres plus loin avec Laurette Onkelinx. Ça a été l'occasion pour Olivier Maingain de redire "l'importance de la Fédération au départ des deux Régions". Il convient en effet à ses yeux de mieux articuler Régions et Fédération, pouvoirs non pas concurrents mais complémentaires à ses yeux. "Peut-être Bruxelles était-elle un peu en retrait ces dernières années en termes de participation et d'investissements au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles ; il y a une dimension supplémentaire à apporter", a-t-il estimé.

Et de plaider pour que les ministres-présidents de la Wallonie et de Bruxelles soient aussi ministres du gouvernement francophone, ce qui n'est actuellement pas le cas du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort. Il ne faut d'ailleurs peut-être pas à ses yeux que l'un des deux soit nécessairement ministre-président de la Fédération (c'est le cas actuellement de Rudy Demotte, ndlr). Avec trois députés sur les 94 que compte le parlement francophone, M. Maingain se dit conscient de ne disposer que d'un "poids relatif, mais qui peu être utile". Il avait déclaré vendredi que son parti ambitionnait de jouer un rôle tant à la Région bruxelloise qu'en Fédération Wallonie-Bruxelles.


Belga

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