Pas d'accord sur le service minimum à la SNCB, la balle est dans le camp du gouvernement

Pas d'accord sur le service minimum d'ici la fin de l'année, ce sera donc au ministre de la Mobilité de proposer un avant-projet de loi.
Pas d'accord sur le service minimum d'ici la fin de l'année, ce sera donc au ministre de la Mobilité de proposer un avant-projet de loi. - © DIRK WAEM - BELGA

Il n'y aura pas d'accord avant la fin de l'année au sein de la SNCB à propos d'un service minimum en cas de grève, faute d'accord au sein du comité de pilotage. CGSP-Cheminots et CSC-Transcom ont refusé ce mercredi d'aller plus loin dans la discussion des propositions mises sur la table du côté du rail. C'est donc le ministre de la Mobilité, le MR François Bellot, et le gouvernement fédéral, qui vont devoir reprendre le dossier en main et tenter de trancher, comme stipulé dans l'accord de gouvernement, au grand dam des syndicats...

Une atteinte "inacceptable" au droit de grève

Plus d'un an et demi que la discussion dure, sans que pour autant elle avance vraiment. Une lente concertation entre direction des chemins de fer, via HR Rail - l'employeur du personnel du rail-, et les syndicats. Et finalement ce 14 décembre, un ultime "non merci" des organisations syndicales.

CSC-Transcom et CGSP-Cheminots ont répété leur refus de négocier encore sur base des propositions sur la table. CSC comme CGSP voient toujours dans ce service "minimum" en cas de grève devenu "service garanti" une atteinte "inacceptable" au droit de grève. Et même un réel danger pour la sécurité des voyageurs avec des trains qui rouleraient malgré tout sans tout le personnel nécessaire.

2017 s'annonce orageux sur le rail

L'idée était notamment que les membres des catégories opérationnelles, définies très largement, soient obligés d'informer leur hiérarchie de leur choix de travailler ou non 72h avant le début d'une grève. Fin mai, la SNCB avait déjà dévoilé au Parlement différents scenarii de service en cas de grève, plus ou moins limité aux grands axes, en heure de pointe ou élargie, jusqu'à une offre prévoyant au moins un tiers des trains. Le tout sur seul recours au personnel volontaire.

Des projets déjà rejetés par les syndicats, le tout alors sur fond de grèves sauvages qui avait surtout paralysé le sud du pays courant mai 2016. Les pourparlers avaient repris, en vain, jusqu'à ce mercredi : échec acté des discussions. Et le rappel qu'au final, faute d'accord d'ici ce 31 décembre, le ministre veillera lui-même au dépôt d'un projet de loi en la matière. Quoi qu'il arrive. De quoi annoncer sans doute de nouveaux orages sur le rail en 2017...

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