Pas à pas, la Communauté germanophone complète ses compétences

Progressivement, la Communauté germanophone s'approche de son but: s'émanciper de la Région wallonne et devenir pleinement responsable de toutes les matières gérées à la fois par les régions et par les communautés.
Plusieurs domaines de compétences ont déjà quitté Namur pour Eupen. Aujourd’hui, le Gouvernement wallon et celui de la Communauté germanophone se sont entendus sur le transfert des politiques d’emploi.

Le paquet est (quasi) complet


Depuis 1999, la Communauté Germanophone exerçait déjà certaines compétences en matière d’emploi. Mais des compétences partielles. Depuis 2014, il y avait un accord de principe pour aller plus loin. Aujourd’hui, c’est fait : elle reçoit le colis complet. Isabelle Weykmans, ministre germanophone de l’emploi s’en réjouit : Maintenant, dit-elle, on a beaucoup plus de leviers encore pour façonner notre politique de l’emploi. Ce qui nous permet bien sûr de répondre aux besoins de notre marché du travail.
Marché du travail particulier : contrairement au reste de la Wallonie, le chômage des jeunes y est très faible et le chômage des plus de 50 ans plus élevé. La Communauté pourra désormais en tenir compte. Comme elle pourra tenir compte de certaines tensions suscitées par l'attraction des voisins du Luxembourg et de l’Allemagne. Elle reçoit 32 millions par an pour gérer ce nouveau transfert de compétences.
Petit bémol : les Titres–Services restent sous compétence wallonne mais on se doute qu’Eupen n’a pas bataillé pour les obtenir : le sujet est délicat, les coûts explosifs. Bref, ce n’est pas le moment, dit-on prudemment.

Une étape avant la prochaine
Toujours est-il que ce nouveau transfert de compétence marque une étape supplémentaire vers l’autonomie complète de la Deutschsprachige Gemeinschaft.
Une étape, pas une fin ! Oliver Paasch, Ministre-Président germanophone n’oublie pas d’autres dossiers. Nous avons par exemple convenu pour la compétence du logement un timing de négociations, dit-il. Et il annonce : Le but commun est d’arriver à un transfert pour 2017. Par contre, regrette-t-il, il subsiste des divergences importantes en ce qui concerne le transfert de l’aménagement du territoire, compétence stratégiquement importante si nous voulons réaliser un concept de développement régional cohérent.
Là, il reste donc des blocages mais on peut faire confiance au Gouvernement germanophone pour revenir, le temps voulu sur la question.
A ce jour, il n’est rien qui ait résisté à son obstination. Quitte à grignoter pas à pas les compétences qu’il réclame.

 

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