Blocage au Parlement wallon: la Commission reste dans l'impasse

"Nous n'avons pas de raison de changer de position, les partis de majorité (PS et cdH, qui négocient actuellement la formation du gouvernement wallon, ndlr) bloquent la situation", a affirmé le chef de groupe MR Willy Borsus, dont le parti a tenu en matinée une réunion stratégique.

PS et cdH accusent le MR de bloquer délibérément l'institution, ce que ce dernier réfute en leur renvoyant l'accusation. "Il suffit de recompter les bulletins, ça aurait déjà pu être fait", a commenté Willy Borsus.

La commission de vérification des pouvoirs du parlement wallon a entendu mardi en début d'après-midi et en public les personnes - et/ou leur avocat - qui ont introduit une réclamation contre le scrutin régional du 25 mai dernier, avant de retourner à huis clos pour élaborer son rapport.

Huit réclamations avaient été déposées contre les résultats électoraux dans les circonscriptions de Charleroi (2), Verviers (2), Liège (2), Huy-Waremme (1) et contre l'ensemble du scrutin (1), dont certaines par le PTB-Go, le PP et Ecolo.

Pour rappel, plus tôt en matinée ce mardi, le hasard avait désigné quatre député MR - Véronique Durenne, François Bellot, Cyprien Devillers, Véronique Cornet -, un PP (André-Pierre Puget), un cdH (Maxime Prévot) et la PS Latifa Gahouchi pour composer la commission de vérification des pouvoirs. Le sort a donc offert une surreprésentation aux libéraux qui en ont profité pour faire valoir leurs vues.

Les parlementaires qui ont été élus dans une circonscription visée par un recours devaient se déporter lorsque le cas de leur circonscription est abordé par la commission, sans toutefois devoir s'absenter physiquement, selon un accord trouvé par les députés en cours de matinée.

Concernant le recours du PTB pour la circonscription de Charleroi, où le parti d'extrême gauche réclame un recomptage des bulletins nuls -recomptage qui pourrait le faire accéder à un siège, voire deux via l'apparentement, s'il décroche seulement 14 voix supplémentaires - la commission ne parvient pas à se départager.

Mais d'autres aspects de la procédure sont sensibles car ils pourraient fonder des recours juridictionnels sur la validité du scrutin régional du 25 mai dernier, notamment sur base d'un arrêt de 2010 de la Cour européenne des droits de l'homme portant sur la possibilité d'un recours indépendant sur des résultats électoraux. Pour le dire plus clairement, la saga pourrait connaître encore plusieurs épisodes.

Ju. Vl. avec Belga

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