Parlement bruxellois: Rudi Vervoort bouscule l'agenda et anticipe le vote de confiance

Depuis la VIe réforme de l'État, les assemblées parlementaires peuvent avancer leur rentrée. Ainsi, le discours du ministre-président peut intervenir dès le mois de septembre. Ce n'était pas le cas l'an dernier, mais en 2017, été politique agité oblige, Rudi Vervoort (PS) a décidé de ne pas y aller par quatre chemins.

Lors de son discours prononcé ce lundi matin, où il a cité l'ancien ministre Philippe Maystadt (cdH), le ministre-président bruxellois a décidé de demander tout de suite un vote de confiance. Alors qu'habituellement, le parlement ne vote la confiance qu'en début de législature. Rudi Vervoort s'appuie sur l'article 120 du règlement qui permet au gouvernement, à "tout moment", de "poser la question de confiance sous la forme d'une motion signée par le président du gouvernement (...)".

Surprise totale

La surprise est totale à la rue du Lombard, et singulièrement du côté du cdH. Pendant trois mois, les centristes ont poussé à un changement de coalition au gouvernement bruxellois, sans succès. Des voix discordantes au cdH se font entendre, essentiellement en "off".

Avec cette décision surprise, le socialiste Vervoort veut, une bonne fois pour toutes, passer à autre chose. Le vote aura lieu ce mercredi 20 septembre. De quoi définitivement tourner la page ?

Les réactions

Sur Twitter, la co-présidente d'Ecolo Zakia Khattabi s'est désolée que l'on reste dans l'institutionnel et qu'on ne travaille pas sur le fond. 

Arnaud Verstraete (Groen) fait, lui, remarquer que toute la majorité a applaudi cette demande de vote de confiance... à l'exception du cdH.

Le discours de Rudi Vervoort en intégralité

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