Parcours d'intégration bientôt imposé aux primo-arrivants en Wallonie?

Parcours d'intégration obligatoire? Pour donner les moyens de réussir une nouvelle vie et favoriser l'émancipation des femmes, selon les députés flamands et, aujourd'hui, leurs collègues wallons
Parcours d'intégration obligatoire? Pour donner les moyens de réussir une nouvelle vie et favoriser l'émancipation des femmes, selon les députés flamands et, aujourd'hui, leurs collègues wallons - © LLUIS GENE - AFP

Ce dimanche, le MR est revenu sur les modalités du parcours d’intégration pour les primo-arrivants. Selon le Président du parti, Olivier Chastel, la Wallonie et Bruxelles doivent s’aligner sur l’exemple de la Flandre qui a rendu ce cheminement obligatoire.
En Wallonie, comme à Bruxelles, les gouvernements n’y sont pas – ou plus – opposés, mais ils temporisent et se retranchent derrière le coût de la formule.

En Wallonie, seul l'accueil est obligatoire


Depuis le décret de mars 2014, le parcours d’intégration est organisé en Wallonie mais sur l’ensemble des modules prévus, un seul est obligatoire: l’accueil. D’autres formations sont au programme: apprentissage du français ou de l’allemand, formation à la citoyenneté ou orientation socio-professionnelle. Mais ces cours-là sont facultatifs.
Dans l’opposition en région, le MR prône un parcours complet et obligatoire pour les primo-arrivants. En mars, il en a déposé la proposition au Parlement wallon. Avec un certain succès. Il a en effet emporté l’adhésion de principe de la majorité sur l’apprentissage obligatoire des langues et pourrait convaincre aussi sur le cours de citoyenneté.

Dans le budget 2016?

Mais Maxime Prévot suspend la formule à une condition : son financement. Le ministre a chiffré le besoin entre 3 et 7 millions d’euros, selon le nombre d’arrivants. Des moyens difficiles à mobiliser en période de disette et qui n’ont pas été dégagés. Même si la DPR, l’accord de majorité, prévoit de prendre l’idée en considération.
Mais le ministre s’est toutefois engagé à revoir le tir lors de l’élaboration du prochain budget. Ce qu’on pourra vérifier très prochainement: l’épure 2016 est en effet examinée ce mois-ci.
 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK