Parc de la Haute Campine : Jürgen Conings n'a toujours pas été repéré malgré d'intenses recherches

Jürgen Conings, le militaire armé en fuite, n'a pas été retrouvé dans le périmètre passé au peigne fin jeudi dans le parc national de la Haute Campine, a indiqué le parquet fédéral jeudi peu avant minuit. Les fouilles s'arrêtent pour cette nuit.

"Des raisons concrètes" ont amené les enquêteurs à concentrer les fouilles jeudi après-midi autour de trois zones précises du parc, a précisé le parquet fédéral à l'agence Belga. Ces recherches n'ont cependant pas permis d'appréhender l'individu en fuite et les fouilles sont interrompues pour cette nuit.

Mercredi, des dizaines de policiers et de militaires ont ratissé sans succès le Parc national de Haute Campine (Limbourg), à la recherche de l’homme de 46 ans porté disparu depuis lundi soir.

Ce jeudi midi, le Parquet fédéral a refait le point sur la situation. "Le périmètre dans lequel les recherches se concentrent est particulièrement large et difficile, même si les fouilles concernent plus particulièrement trois zones précises", explique Eric Van Duyse.

"Il y a des éléments du dossier qui laissent à penser que le suspect se trouve dans les environs. Nous allons procéder cette après-midi à un balayage très complet du site", a déclaré Wenge Roggen, l’autre porte-parole du parquet fédéral.

Une nouvelle phase de fouille approfondie est organisée ce jeudi après-midi. "Depuis mercredi, la Défense apporte son appui sur le terrain. Une centaine d’hommes des compagnies de réserve sont déployés, tout comme six véhicules blindés sur roues", indique le Parquet fédéral. Ce dernier précise que la priorité va actuellement à la sécurité du personnel engagé sur le terrain ainsi qu’à celle des citoyens. Une partie de l’autoroute E314 a été fermée pour faciliter les opérations.

La présence impressionnante de l'armée et de la police à Maasmechelen attirait de plus en plus de curieux ce jeudi soir. Les spectateurs se massaient aux côtés des journalistes, photographes et autres cameramen à l'entrée du parc naturel.

Le directeur-coordinateur de la police fédérale du Limbourg, Robin Minten, a annoncé plus tôt dans la soirée de jeudi que les renforts seraient suffisants pour permettre aux policiers de fouiller la réserve naturelle de manière approfondie et en toute sécurité. Il s'agit d'un périmètre de 20 kilomètres. Certains médias ont rapporté qu'une tente de camouflage, un sac de couchage et quelques effets personnels avaient été trouvés dans la zone, mais le procureur fédéral n'a communiqué aucune information à ce sujet.

Extrait de notre 19h30 :

Ce jeudi midi, le Parquet fédéral a refait le point sur la situation. "Le périmètre dans lequel les recherches se concentrent est particulièrement large et difficile, même si les fouilles concernent plus particulièrement trois zones précises", explique Eric Van Duyse.

"Il y a des éléments du dossier qui laissent à penser que le suspect se trouve dans les environs. Nous allons procéder cette après-midi à un balayage très complet du site", a déclaré Wenge Roggen, l’autre porte-parole du parquet fédéral.

Une nouvelle phase de fouille approfondie est organisée ce jeudi après-midi. "Depuis mercredi, la Défense apporte son appui sur le terrain. Une centaine d’hommes des compagnies de réserve sont déployés, tout comme six véhicules blindés sur roues", indique le Parquet fédéral. Ce dernier précise que la priorité va actuellement à la sécurité du personnel engagé sur le terrain ainsi qu’à celle des citoyens. Une partie de l’autoroute E314 a été fermée pour faciliter les opérations.

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D’importants effectifs de policiers et de militaires sont mobilisés pour retrouver le militaire Jürgen Conings, en fuite dans le Limbourg. Des blindés, des hélicoptères sont déployés. © Tous droits réservés

Des fouilles de grande envergure en cours en présence de forces étrangères

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© Tous droits réservés

Sur place, à l’entrée du Parc national de Haute Campine, les équipes de la RTBF ont pu observer en ce début de jeudi après-midi que les opérations de fouilles débutaient effectivement.

Au moins une quinzaine de véhicules transportant des militaires se sont mis en route. Des hommes ont aussi commencé à entrer à pied dans la zone boisée.

Des démineurs sont aussi présents.

Des renforts policiers venus de l’étranger, notamment d’Allemagne, sont aussi arrivés sur place.  En ce début d'après-midi, d'importants mouvements de véhicules ont été observés sur le terrain, notamment ceux d'unités spéciales des polices d'Allemagne, du Luxembourg et des Pays-Bas. 

Le dispositif déployé pour capturer le militaire Jürgen Conings est important.  A ce niveau, la coopération entre la police, l'armée et des unités des pays limitrophes peut être qualifiée d'assez exceptionnelle. 

Dans les pays voisins, l’affaire est aussi prise au sérieux. La police néerlandaise a confirmé auprès de l’agence Belga que des unités spéciales se tiennent prêtes à intervenir aux Pays-Bas au cas où le fugitif Jürgen Conings tenterait de passer la frontière.

Un suspect armé, expérimenté, difficile à capturer et fiché comme "extrémiste potentiellement violent"

Combien de temps faudra-t-il pour retrouver le fugitif ? La superficie du Parc National de Haute Campine, 12.000 hectares, combinée avec l’expérience militaire du suspect et sa bonne connaissance du terrain rendent les recherches difficiles. "A ce moment, je n’ai pas l’impression qu’on a directement des traces très concrètes", a estimé Raf Terwingen, le bourgmestre de Maasmechelen. C’est sur le territoire de cette commune que se situe l’entrée principale du Parc National, où sont mobilisés les forces de police et les effectifs militaires engagés dans les recherches.

Le fugitif, Jürgen Conings, un homme âgé de 46 ans, a quitté son domicile situé à Dilsen-Stokkem ce lundi 17 mai en matinée. Sa voiture a été retrouvée mardi vers 18 heures à Niel-bij-As, dans un bois.

L’individu est un militaire ayant une longue expérience de combat en zone de guerre et en maniement des armes. Dans sa voiture, quatre lance-roquettes ont été retrouvés dans le véhicule, comme l’a confirmé le Parquet fédéral. Jürgen Conings serait probablement encore en possession d’un armement plus léger, a indiqué le parquet. Selon les informations de la RTBF, il pourrait s’agir d’un pistolet-mitrailleur, d’un pistolet semi-automatique et d’un gilet pare-balles.

Le militaire est connu des autorités comme étant un extrémiste de droite. Il apparaît comme "extrémiste potentiellement violent" dans la banque de données de l’OCAM. L’Organe de coordination pour l’analyse de la menace a placé le niveau de menace à quatre, soit le plus élevé, concernant la fuite du militaire. Pour la Belgique dans son ensemble, l’analyse de l’Ocam reste inchangée, soit au niveau 2 (moyen).

Des sources proches de l’enquête ont confirmé à la RTBF que le militaire a laissé plusieurs lettres d’adieu, sorte de testament dans lesquels il se dit notamment prêt à une confrontation jusqu’à la mort avec les forces de l’ordre. Une de ces lettres a été retrouvée dans la voiture.

Dans un passé récent, l’homme a proféré des menaces à l’encontre de certaines personnalités dont le virologue Marc Van Ranst. Le scientifique et sa famille ont été transférés dans un lieu sûr mardi, comme l’avait confirmé le principal intéressé à l’agence de presse Belga.

La ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), bénéficie aussi d’une protection supplémentaire à la suite de la cavale du militaire, a indiqué jeudi son cabinet à l’agence Belga.
 

Le chef de la défense s'expliquait dans notre 19h30 :

Enquête interne

Une enquête interne a été lancée au sein de la Défense pour mettre en évidences d'éventuelles "lacunes" dans le fonctionnement de ses services dans le cadre de l'affaire de Jürgen Conings, a affirmé jeudi soir le "patron" de l'armée, l'amiral Michel Hofman.

"Il y a peut-être des erreurs", a-t-il affirmé à l'agence Belga, alors que la traque du fugitif se poursuivait. L'enquête a été confiée à l'Inspecteur général de la Défense, le général-major Peter Devogelaere, a ajouté l'amiral Hofman, qui a souhaité disposer des résultats "au plus vite", sans vouloir préjuger des conclusions.

Selon le chef de la Défense (Chod), cette enquête doit "mettre le doigt sur des lacunes ou des dysfonctionnements" au sein des Forces armées.

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