Pacte mondial sur la migration: pour le MR, "la N-VA court derrière le Vlaams Belang"

La MR contre-attaque
La MR contre-attaque - © THIERRY ROGE - BELGA

Le ton monte dans le dossier du Pacte mondial sur les migrations.  Aujourd’hui, c’est au tour du MR de faire entendre sa voix pour affirmer que le pacte de l’ONU doit bel et bien être signé par la Belgique. Pas question donc de suivre la N-VA, qui refuse d'adhérer au texte. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le MR a décidé d’être ferme sur ce dossier. Pour David Clarinval, chef de groupe des libéraux à la Chambre, dans ce dossier, la N-VA court derrière l'extrême droite: "La N-VA a des remords puisque elle est poussée dans le dos par le Vlaams Belang. Donc pour des raisons électoralistes, elle veut donner un message beaucoup plus radical. C'est incroyable que la N-VA ne veuille pas avancer la-dessus, c'est sans doute électoraliste. Il serait heureux que la N-VA revienne à des positions plus réalistes."

Au passage, le MR souligne les incohérences du parti nationaliste, puisque "ce pacte est sur la table du gouvernement depuis 2 ans. Il a été validé en groupe de travail et il a déjà été validé par le gouvernement flamand, à la tête duquel on retrouve la N-VA."

"Nous appelons la N-VA a ne pas courir derrière le Vlaams Belang" 

On l'a compris, le MR n'est pas content, tout comme Charles Michel qui, selon le journal le soir, aurait aussi fait savoir à la N-VA que la Belgique signerait le pacte.  Pour David Clarinval, la N-VA est très isolée dans ce dossier: "on verra comment ils vont se comporter. Chez nous, le message est ferme. L'Open Vld, le CD&V sont sur la même longueur d’onde, nous appelons la N-VA à plus de rationalité et à ne pas courir derrière le Vlaams Belang, donc une réelle extrême droite, dans ce dossier." 

Est-ce que le message portera ses fruits... ce n'est pas gagné. Ce matin, le N-VA Theo Francken a réagit à la polémique. Pour le secrétaire d'Etat à l'Asile "il y a beaucoup de confusion" dans ce dossier et "beaucoup de choses" qui sont dites "ne sont pas justes. Que nous n'ayons rien dit pendant deux ans, c'est totalement faux." Aujourd'hui, il renvoi la balle à Charles Michel: "C'est au chef de gouvernement de trouver une solution." Mais pas question de revenir sur la positon de son parti concernant le pacte mondial sur la migration. Bref, le bras de fer se poursuit. 

Même son de cloche du côté de Bart de Wever. Au micro de la RTBF cet après-midi, il affirme ne pas poursuivre un but électoraliste dans ce dossier et répète vouloir trouver une solution au sein du gouvernement.   

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